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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 03:55



Tabla, objet féculent de mes désirs glucosés !
Jeux transcendantaux d'hindous mantiques
Je vole aux sonorités mystiques du Raga De Profundis
Le sitar chrysocolle vibre tel un coléoptère aux élytres bruissants
Survolant dans l'éther le nadir littéromane
Chants spatiaux aux rengaines astrales
Plonge dans le tumulte mortifiant
Squameux
Mon esprit ascétique s'évapore ex nihilo dans le rite cultuel totémique
O ! Miroir métempsycosé aux allures réincarnées
O ! Aqua libidinale de spray éclaté !
O ! Mon Raga Bengali shité dans les colchiques aromatisés !
Je songe aux rêves hallucinatoires délirants
Hybrides flasques
Androgynes bipolaires
Il fallait que je vinsse en ton endroit
Pérorer sur les promontoires Calcuttéens !




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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 03:44

Finis Terrae, landes paludéennes perdues au fin fond des terres occidentales, survivant dans les marasmes de la mer océane. Bout de Bretagne ensauvagé où les Bardes et les Druides consultent les astres aurifères pour prédire l'incertain au coeur des Monts d'Arrées, monts d'ardoises et de lacs scintillants ; terre montagneuse, boisée, ensablée, vagabonde où l'homme buriné par les assauts du vent, les bourrasques, lutte sans cesse contre les éléments ensorcelés. Les Portes de l'Enfer saignent dans les contreforts de Huelgoat ; et Merlin, la fée Viviane enchantent Brocéliande jusques à Tintagel et Glastonbury. Le Roi Arthur nous montre la route du Saint Graal avec volubilité. Ainsi le regard se perd à l'infini aux approches de la côte sauvage, l'écume rouge sang éclate contre les monolithes de granit nécrosés, déchiquetés par les embruns de feu. Le Breton du bout du monde, oeil hagard, rêve de voyages, de départs aux confins des terres australes, franchit le cap jusqu'aux Amériques pour revenir d'un pas alerte vers son monde macabre et souterrain où le crachin diaphane, la bruine de cristal, le brouillard adamantin écorchent sa fibre mélancolique avec une jouissance de fer. Kemper ( Quimper ), lieu diocésain, plantée d'une cathédrale gothique de granit glacé où brillent les lumières de l'Etre, cathédrale biscornue plongeant sa flèche étoilée dans des dimensions infinies, des mondes parallèles du Divin Autre, navigue hors des espaces sidéraux et du temps camisolé. L'Ankou, le valet de la mort, court avec sa charrette de haine dans les ruelles, les venelles, les ports marbrés de gris des villes et des villages encagoulés, cherchant l'âme sur le départ pour l'emmener vers les terres songeuses, paradisiaques de l'au-delà. Les ventres, dans les tavernes ensommeillées au biniou égrillard, explosent sous l'effet de la bière, de la cervoise ambrée, et du houblon démystificateur. Le Finistérien vogue dans la rade intempestive de Brest la Rouge pour s'attarder dans la forêt de pins argentés de Landévennec où pointe une Abbaye Bénédictine confinant au sublime ; les moines en noir de bure de l'autre monde vous accueillent le coeur en fête sous les ombrages  verdoyants dans un chant  d'allégresse aux harmonies célestes offert à Dieu et aux êtres perdus dans leur monastère luminescent et labyrinthique. Cette terre est la terre des  miracles insondables, chaque jour ce monde plonge et refait surface au-delà de l'océan atlantique vaguant sur les brumes incandescentes. L'esprit est à l'ésotérisme, aux rêveries de pierre, au vent de l'ivresse et de la folie qui ceint les crânes obtus des bretons aux veines bleutées d'onyx enivrants. Saint-Pol-Roux, le Poète de la Mystique Rose Diaphane, dans ses chants obscurs et illuminés, perdu sur les falaises tentaculaires balayées par les vents et les marées de la presqu'île de Crozon, surveille d'un air hagard les "Tas de Poids" déchirant l'infini. Armand Robin, dans les antres du pays Bigouden, exulte avec Xavier Grall des liqueurs poétiques aux sons des langues de Babel.
Ne cherchez pas à vous arrêter pour toujours en ces lieux de démence, passez, regardez, contemplez, imprégnez-vous de la beauté folle de cette terre crachinante ; le Breton de cet endroit n'ouvre son coeur qu'avec effroi aux étrangers des terres arides, c'est un endiablé farouche, mais une fois, par une sorte de miracle stupéfiant, admis dans une coterie, tout vous deviendra possible, et de tavernes en tavernes vous vivrez la musique du monde jusqu'aux aurores opalescentes avec une festivité fertilisante introuvable nulle part ailleurs.
Aujourd'hui, le Finistérien, défenseur de sa langue originelle avec opiniâtreté, s'intellectualise dans ses Facultés de haut vol où Victor Ségalen de retour de l'Empire du Milieu, d'un chant d'ambroisie, caressera vos tempes de douces sapiences électriques. Ce n'est pas un voyage à Cythère, ce n'est pas le bout du monde, mais la fin d'un monde plongé dans les entrelacs des espoirs argentins de la Parole Retrouvée. Puissé-je un jour vous retrouver parmi les sentes de goëlands argentés, les ravines de ronces urticantes, les mares de galets en brillance, les sables fins emperlés et suaves, les forêts d'épineux mantiques, les landes de sienne, les monts ténébreux, les lacs d'espérance, les îles insoumises du raz de Sein et d'Ouessant, je vous ouvrirai les portes de ce monde clos pour vous faire sentir la chaleur de nos coeurs ardents sous les tempêtes de glace aux mouettes rieuses ; vous serez béats d'admiration devant cette terre d'infortune, et devant ce peuple échevelé qui ne connaît de la France, sous les toits d'ardoises noires et embrumées, que le nom... Que dire, il y a tant à dire...!




DEFI n°3 "DEPARTEMENT" ABEILLES 50 " RUCHE DE BEAUX MOTS "
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 18:41


La haine et la folie des indigents, des faibles et des pleutres sévissaient avec virulence dans notre société corrompue par le vice et l'argent. L'irréparable était déjà commis depuis longtemps. La société de consommation, de mécanisation, de "bouffe-expresse", de la course en avant inutile avec célérité, prenait son ampleur démesurée, son essor vers des ténèbres sans fin.
L'agressivité humaine atteignait sa plénitude. La communication, les sentiments, l'émotivité, l'aide et l'assistance envers autrui avaient perdu de son effet. L'égoïsme grandiose empli de jouissance incontrôlée retenait l'orgasme sans rémission possible.
Des peuples alentours vivaient de restes, reliquats, détritus amoncelés sur leur territoire guère mirifique et chatoyant, déposés-là par les civilisations du bonheur " merdique " et insolvable.
La faune perdait de ses membres actifs en multitude chaque jour pour les besoins inexistentiels de cette humanité déchue. Carnage, pollution, destruction, les mamelles cancérigènes de notre ère du toujours plus en matérialité. Jamais, aujourd'hui, nous ne décrierons assez cela. Les gens s'en foutent. Cerveaux comprimés, conditionnés, stéréotypés, bourrés d'archétypes nauséabonds, cerveaux façonnés dans un même moule pour répondre aux mêmes besoins, pour tendre vers le même idéal : CONSOMMATION, pour réfléchir le moins possible et ne plus avoir de personnalité propre.
Bien sûr, l'individualisme est roi. Mais peut-on parler d'individualisme lorsqu'une personnalité ne se dégage pas ?
Oui ! La preuve est là, vivante, palpable, latente sous nos yeux. Notre société a créé ce nouveau genre de monstre borgne, manchot sans s'en rendre compte. L'infrastructure pour recevoir ce type d'individus s'est construite d'elle-même par l'effet d'un hasard peu spectaculaire. Individualisme irréfléchi, mortel et périssable.
Une peuplade de Nouvelle Guinée avant qu'elle ne soit atteinte du mal occidental avait su créer un monde béat et étonnant. Pas de chef, des religions et des idéaux multiples, chacun libre d'être et d'exister à part entière dans un accord tacite et reconnu ouvertement. Une chasse nourricière avec un respect profond de la nature et de l'environnement. Oui, il s'agit bien des Papous qui, aujourd'hui, s'extasient devant des motos, voitures et autres biens de consommation. Evangélisés, combattus jusque dans les coins les plus reculés de leur forêt, nous leur avons brisé leurs espoirs pour en faire des chiourmes du consommable. Ils prient, désormais, avec nous, les bras ouverts, les yeux fermés vers le Dieu-Consommation. Ils s'individualisent et rejettent leurs congénères, construisent, bâtissent pour enfermer dans de futures cellules leurs rejetons déjà conditionnés.Finis pour eux la collectivité et le troc ainsi que le bonheur d'être en ce monde. Finie la libre pensée. Fini. Ils sont devenus involontairement des gens soumis à notre système. Pourquoi sommes-nous allés les chercher pour leur inculquer notre façon de vivre ?
D'abord pour des désirs de conquêtes, de pouvoir, ensuite pour trouver de nouveaux consommateurs faciles à appâter. Vous me direz que je simplifie beaucoup les choses, que je condense et que mes propos paraissent haineux, mais peut-on voir la réalité moche et horrible d'un oeil gai ? Peut-on voir des choses simples, évidentes et les raconter d'une façon complexe pour noyer le poisson ?
Non ! Hier oui ! Aujourd'hui, NON ! Philosopher, cela est bien ! Mais la réalité est autre chose !
Continuons, chers amis, cette description horrible ensemble et analysons ensemble  pourquoi et comment nous pourrions faire bouger cet état de fait vers un monde moins orgueilleux et moins inhumain, plus heureux et délectable avec ses risques naturels et  inhérents...


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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 03:13


" Dans les ouvrages retentissants publiés par Giordano Bruno durant son séjour en Angleterre, que Bacon connaissait très certainement, Bruno avait recouru à l'héliocentrisme en l'associant à la forme extrême d'hermétisme magique et religieux qu'il prêchait en Angleterre. Ses convictions coperniciennes étaient corrélées à sa vision magique de la nature ; il associait l'héliocentrisme à la magie solaire de Ficin, et fondait son argumentation en faveur du mouvement de la terre autour du soleil sur un texte hermétique qui affirme que la terre se meut parce qu'elle est vivante. Bruno avait ainsi associé la théorie copernicienne à la philosophie animiste d'un type extrême de mage. "
                    
                                                                       Frances A. YATES.
                                                    " Science et tradition hermétique"


Je ne suis qu'un ver luisant éclairant petitement le sentier obscur de notre contemporanéité. J'aimerais être un phare, une fête foraine luminescente, illuminer le monde entier d'une pensée clairvoyante, perspicace, sagace. J'aimerais amener avec force l'humanité vers plus de sagesse, vers un monde où le travail esclavagiste moderne serait banni par une haute technologie contrôlée par l'homme. Où nous n'aurions plus qu'à nous reposer, surveiller de temps à autre les robots, et nous instruire du monde qui nous entoure, de nous-mêmes. Il n'y aurait plus de chefs, de caciques, de nantis nous dictant notre conduite, mais une humanité libérée du joug de la peur, de la sueur et des larmes. Des hommes conscients, clairvoyants, d'autres phares sur les multiples rivages heureux d'un monde apaisé. Chacun mènerait à sa guise sa vie tout en sachant que cette dernière n'aurait aucune suprématie sur celle des autres. Chacun serait considéré comme un sujet unique, non sérialisé, et non comme un objet utilisable et jetable. Pour cela, il faudrait réformer de fond en comble la société en laquelle nous survivons comme des mécaniques à profit. Cette société lamentable n'existerait plus. Il n'y aurait que l'Individu-Roi, seul monarque de sa destinée. Pour cela, il faudrait éduquer l'homme à être conscient de lui-même par une maïeutique commencée dès l'enfance ( non le soumettre, le surveiller, le dresser à être servile ). Au lieu d'apprendre à l'école des dates, des tables de multiplication, à obéir, etc., l'enfant apprendrait sur lui, son existence, le monde, ce qui fait son unicité et sa valeur en tant qu'individu. On le formerait pour qu'il soit imaginatif, créatif, et on lui apprendrait à apprendre pour qu'il puisse plus tard se dire un homme libre et heureux, et non un esclave servile au service de puissants. Je ne crois pas au libre arbitre tel qu'on nous l'impose, et je pense que nous sommes tous sous le joug de déterminismes sociaux, donc d'une éducation qui nous poursuit inconsciemment jusqu'à l'âge adulte et au-delà.

LIBERTE PARTOUT ET TOUJOURS ! ( Pierre-Joseph PROUDHON )




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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 00:56

 

" De moins en moins se rencontrent de pures décisions politiques. Si la politique est toujours défini comme l'art du possible, c'est aujourd'hui le technicien qui détermine avec une exactitude croissante ce possible. Tout cela n'est que la résultante d'innombrables forces que nous ne saurons étudier longuement : technisation générale de la société au moment où l'Etat prend en charge cette société, glorification des techniciens dans l'opinion publique, progressivement conduite à ne prendre au sérieux que ce  qui est le fruit de la technique, etc. "

                                                                                  Jacques ELLUL


Charivari...
Rengaine de l'au-delà...
Des colis reposent sur les pontons. Sirènes stridentes. Des appels de départ. Des hommes s'affairent. Des gosses batifolent. Des quidams sur les quais. Les mouettes, les goélands pointent leur nez au firmament, tombent du zénith dans l'eau glacée à la recherche d'un poisson squameux. Les dockers, le dos courbé, torse-nu, suent, transportent. O ! Portefaix sans âme ! Des grues, des portiques rouillés grincent, volent dans l'espace à des hauteurs incommensurables, allégeant des bateaux. Le port s'agite. Le "Neptune", toutes voiles dehors, aborde, transborde, virevolte sur les flots clapoteux. Le "Tonnerre" vire les passagers à coup d'avirons. Le goudron sous le soleil fond, les chaussures collent. La mer étincelle, le reflet des rayons brûle la rétine. Bleu...Bleu... Un voilier, au loin, se brise dans les lames diaboliques. Des camions énormes chargent, déchargent, roulent...Tût !... Tût!... Il est quatre heures. Tout s'agite. Des mâts...Des mâts... Des mâts...Des bâtons droits, agglutinés, entremêlés, claquant, pirouettant, cassés. Au fond, des femmes. "L'Olympique" manoeuvre dans le radoub. Des remorqueurs essoufflés le tractent. Poussifs. Le Capitaine à la barre suit le mouvement du cortège. Un cri. Un râle. Un pêcheur entre les embarcations. Des balises usées gisent sur le flanc parquées comme des huîtres. La Criée a fermé ses portes métalliques tôt ce matin. Des bateaux de guerre surgissent dans le lointain, leurs canons désignent des cibles fictives. La grande cité bétonnée du Ponant, naviguant au bout du monde avec sa rade merveilleuse et sauvage, ses multiples falaises, ses îles, ses phares, ses balises, son goulet étroit, nargue le grand large, l'océan tumultueux. Un grand chien aux dents aiguisées déambule le long des quais, farfouillant dans les quelques poubelles entreposées-là. ABANDONNE. Le temps semble s'écouler paisiblement au rythme régulier des vaguelettes venant s'échouer contre les parois en béton du quai. Clapotis. Ainsi va le monde, ainsi gît ce monde...




BREST
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 01:04



" L'Idée, monstre de pierre au parfum suave, exulte une sève d'abondante flânerie de l'Etre. "
                                                           Philippe  GORON.


A Dominique,

Par les chemins boueux où nous nous abandonnions aux méditations mélancoliques heureuses de pourpre incandescence de l'âme, nous vaguions vers les idéaux marbrés de Dieu, du Divin Bien précédant l'Etre.

Dans nos altérités idéelles aux éclats de moire mordorée, je vis là sur les chemins infernaux d'une noirceur incommensurable : l'ami en quête de la Divine Couronne Céleste auréolée d'une lumière éclatante et chavirante de beauté
folâtre. Nous étions des êtres de l'éphémère en quête d'Amour salvateur. Loin, par-delà les nuages vert-de-gris, par-delà les nuées sans âge, par-delà les courbures de l'espace-temps, nos âmes s'unirent en Dieu pour une éternité faite de rosée matutinale et d'espérance joyeuse.

Les chemins des êtres de lumière plongés dans la nuit obscure de métal froid sont faits pour se croiser au-delà des cimes de l'éternel retour du même. Un jour sans passé et sans avenir, un jour de présence immuable, nous nous esbaudissions de tout, nos coeurs larmoyant attachés dans un marbre d'ocre solitude à jamais finie. L'amitié venait de naître et prenait son essor tel l'albatros dans  son vol planant qui ne sait finir que dans les  infinitudes enciélées, celles d'un Dieu-Amour.

La montée au Carmel nous sembla moins dure à deux que dans les solitudes glacées des monts ténébreux où Lucifer aime à chavirer les âmes des êtres les moins avancés spirituellement. Philosophe, Poète, deux états qui n'en font plus qu'un dans le Temple de l'éternelle présence à Tout et à la multiplicité grouillant dans les feux des technologies de fer.

Nos fatigues étaient nos armes de non-violence, éclairant les douces fragrances des âmes pures pour les aider à s'élever vers Kether ; l'Arbre de vie de la nouvelle alliance faite d'Amour chantait, exultait, s'égayait dans nos miroirs de l'âme aux éclats diaphanes faits de cristal ombreux.

Kether, Kether, viendrons-nous un jour là ou tu veux nous mener aux services de la multitude foudroyée sur l'autel d'une économie de larmes. Rien ne pourra défaire les liens giordaniens qui unissent l'âme du monde avec celle des hommes.



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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 02:14

" L'homme a besoin d'être écorché pour faire son éducation. "

                                                                                         GOETHE

à Jean-Claude,

Seul, face-à-face avec Dieu, dans la solitude du coeur, il est là, toujours présent dans l'immuable été ensoleillé de pourpres jacinthes. Gardien d'un Temple consacré à Dieu, - la Divine sapience sans âge -, il nous regarde avec une joie festive, la main craquelée par les ans farouches, quémandant une pièce d'Amour pour un repas de gala et un verre harmonieux chantant l'éternelle ritournelle du retour cyclique du même.
Lui seul détient la Clef d'Argent de ce Temple béni de Dieu. Lui seul nous donne accès à l'Esprit des textes sacrés enrubannés par une musique angélique dans la clarté des aubes rougeoyantes. Son regard ne juge, ni ne condamne, il sait que lui seul réintégrera le Royaume, et que Dieu, à travers son regard embué par les peurs du lendemain, nous jauge nous et nos errements sur les sentes et ravines de notre existence terrestre.
L'ombre, la lumière ; l'obscur, l'éclat argentin du soleil ; la fange ignominieuse, les sommets éternellisés ; lui seul sait ce qui adviendra de nos âmes qui ont chu un jour d'été alors que la Ville de  la Paix nous avait accueillis dans ses ruisseaux d'Or et de Diamants pour connaître les joies apolliniennes du paradis terrestre.
Il mendie car il s'est fait dans la grâce le Gardien du Temple sous l'ordre de Dieu. Celui ou celle qui, entrant dans ce lieu consacré, corps mystique du Christ-Roi, du Christ-Logos, du Christ-Dieu, le dédaignera sera exclu de la communauté des Anges diaphanes, des Archanges de feu, des Vertus et des Trônes, de l'Armée Céleste sous les ordres de Michaël Archange.
Il nous bénit par sa présence extatique et les prêtres le savent, eux qui commentent les Saintes Ecritures.

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 18:29



Au nom de l'Amour,
j'ai vaincu les froidures opales de la haine zincifère
Au nom de l'Amour,
mon coeur poudroyant de beautés célestes a mûri dans les encoignures de son être.
Au nom de l'Amour,
elle m'a offert le monde sublunaire d'une folle main charitable.
Au nom de l'Amour,
la  douce  folie a transpercé les giflures du temps.
Au nom de l'Amour,
une Déesse éternelle  m'a conquis de larmes ondoyantes  pour faire de moi un Dieu  parmi les  Dieux.
Au nom de l'Amour,
l'enfer chtonien et les soubassements des terres obscures ont déliré contre mes tempes illuminées  de joie.
Au nom de l'Amour,
elle a baisé mon front auréolé d'un  halo de sapience.
Au nom de l'Amour,
nous avons baguenaudé dans les cieux azurés épris d'une tendresse infinie l'un pour l'autre.
Au nom de l'Amour,
je te donnerai le Tout et l'Univers pour un geste fou de ta part.
Au nom de l'Amour,
je transgresserai les lois pour  t'offrir  à boire le vin de l'ivresse perclus dans les entrelacs de la déraison.
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 01:32


" En fait, ce problème ne pourrait jamais être dépassé, si l'homme qui écrit attendait de sa solution le droit de se mettre à écrire. " C'est justement pour cela, remarque Hegel, que celui-ci doit commencer immédiatement et passer immédiatement à l'acte, quelles que soient les circonstances, et sans penser davantage au début et au moyen et à la fin."
                                                                             Maurice BLANCHOT citant HEGEL.
                                                                                      " De Kafka à Kafka "


En baguenaudant dans la ville-pleureuse et bétonnée de Brest face à l'océan atlantique, j'aime m'arrêter, le temps d'une halte enjouée place Guérin. Cet endroit mirifique, où se cotoie toute la plèbe Brestoise, les musiciens, peintres, écrivains, ouvriers, pétanqueurs et clochards enivrés de bières, d'alcools frelatés, respire le calme et la quiétude des matins blafards et ensommeillés. Là, tel un héraut des temps antiques, bravant la tempête de la marchandisation à outrance et de la consommation exacerbée, se tient un homme digne, fier et altier, s'enorgueillissant de sa bouquinerie aux mille trésors cachés et introuvables, cet homme de la passion, du plaisir partagé. Sa bouquinerie poussièreuse emplie de livres incroyables et certains inédits appelle à la lecture déraisonnée. Chaque fois que je rencontre cet homme aux services de la Culture et des êtres en quête de connaissances autres, je m'émerveille devant ces piles de livres tenant dans un équilibre incertain. J'aime farfouiner, flâner, humer l'atmosphère de ses livres pour la plupart uniques et diversifiés. Cet homme est le brave combattant contre la folie des Grands Patrons tenant dans leurs mains les maisons d'éditions, la presse et les médias. Il est le dernier rempart, toujours debout, face à la mondialisation tentaculaire et dévoreuse d'hommes. Nous nous devons de défendre ce genre d'endroit où la culture a un droit de cité, où les combats se mènent contre ce monde lisse et unidimensionnel comme eût pu le dire Herbert Marcuse de l'Ecole de Francfort. J'ai voulu faire ici l'apologie des librairies et bouquineries à taille humaine où la pitance n'est pas assurée chaque jour que fait Dieu, mais où la convivialité, la gaieté et le sérieux se tiennent dans une permanence qui nous est chère. Lorsque des êtres de connaissance s'affairent dans des endroits pareils, divins, discutant dans un élan du coeur, la magie opère et la vie refait surface pour quelques heures, les heures glorieuses ! Merci à toi d'être toujours debout pour contenter des êtres en quête de savoirs multiples et iconoclastes...!



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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 02:40



" L'Amour bat la mesure de toutes choses, et d'aucuns ne peuvent concevoir leur chagrin autrement."

                                                                              Philippe GORON.

La folie a ceint mon front d'une auréole d'Amour, celle que je porte dans mon coeur telle une larme de cristal. Nos âmes adamantines se sont offertes à Dieu, là, où personne ne pourra briser notre élan. Nous exultons dans les entrelacs de la vie Divine comme des abeilles butinant des perles de rosée dans les pistils entrouverts des roses diaphanes.
Mon amour naquit dans un soleil rougeoyant d'amertume pour toi. Les portes échancrées de nos coeurs en souffrance n'attendaient qu'un mot heureux pour faire croître notre bonheur. Faut-il interdire l'Amour magique, la communion des Ames vers Dieu, unies au-delà de l'au-delà où les nuées chantent l'éternelle pâmoison de l'être. Je ne sais !
Qui a osé tourmenter ce qui fut à toujours lié dans le ciel illuminé d'enluminure extatique : des hommes aux têtes de cerbères, aboyant, contre nos tempes fatiguées, leur longue litanie du malheur qui est la leur. Leur laideur emplie de froidure nous a fait frissonner pour un court instant de folie ; mais demain, dans les bras de Dieu, enfin réunis pour l'éternité, nous chanterons notre gloire à crever les tympans de ces fourbes en incertitude.
L'Amour n'est plus en partance vers des ports inexpugnables, l'Amour a jailli de nos êtres lumineux pour l'éternel bain de jouvence.
Nous nous aimons comme de gais enfants, et demain, alors que le crépuscule saignera le coeur des charognards à maigres pitances qui hurlent leur haine contre nous, demain nous exulterons dans une danse apollinienne nos amours retrouvées.

                                                                

                
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Philippe Goron

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  • : Mouvement de néantisation a-mystique, et destructuré de l'écriture a-contemporaine, se situant hors de l'espace et du temps en un point nodal de l'âme mécanisée. Apocalypse de la forme, du fond et de l'êtreté. Non une nihilisation, ni un nihilisme post-moderne in situ, mais un nouveau mouvement littéraire trans-personnel , trans-genre, trans-génique, humanoïde chrétien : le NEANTISME, ultime étape du dernier homme avant son effondrement biologique, et sa transformation bio-technologique totale.
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