Les fumées aurifères des âmes adamantines de l'éternité,
Dans nos chagrins absents au coeur du monde et de l'immensité,
S'envolent dans le ciel obscur, bas et lourd comme une enclume,
Egayant l'Empyrée marmoréen d'un Dieu gnostique auréolé d'ancestrales coutumes.
Les pages blanches de nos instants fugaces trépassent dans le temps à venir,
Et nos esprits diaphanes emprisonnés dans les ronces des coeurs en devenir
S'émeuvent sous les pluies enchanteresses d'un soleil radieux
Se baignant dans l'espace et le temps d'un univers heureux.
Les gouttes de sang des palabres vaines des hommes mantiques
Pleurent sur les porches de nos destinées infantiles et tyranniques,
Plongeant leurs rhizomes magiques dans les cendres d'un Phoenix d'Or
S'éveillant au-delà des voûtes étoilées dans les remous incestueux des ports.
Le monde fantomatique de nos journées sabbatiques dans l'écuelle du fantastique
S'émerveille devant les palais extatiques de nos richesses cosmiques.
Le navire bleu ciel de vos fantasmes plasmatiques s'ébroue dans l'océan
Aux merveilles diamantifères scintillant dans vos écrins de nuits d'enfant.
Dans les coursives supraluminiques du temps en espace d'argent,
Nous baguenaudions dans les interstices métalliques de nos cités d'Orient,
Découvrant les mystères-émeraude des Sages illuminés de nos antiques passions,
Cherchant sur le chemin adultérin de nos convergences la Divine Raison.
Flottant dans l'au-delà des sources émerveillées des océans atlantes,
Sous la canicule homérique des chants de la terre tremblante,
Nous étions les passagers émoustillés d'une vie opalescente et troublante ;
Loin, dans la musique sphérale, la lumière photonique et chromatique était brillante.
La cathédrale de nos âmes antiques plongeait dans la pureté éthérée
De nos religions sacrales soumises aux vents de nos éternités sacrées.
La Porte Céleste de l'Occident s'élevait dans le ciel songeur,
Enorgueillie dans les matrices mathématiques de nos espaces intérieurs.
La citadelle inconquise de la galaxie du Minotaure au coeur des forêts andalouses
Battait la chamade extatique dans une scansion irréelle aux volutes de notes jalouses.
La symphonie bleue des mondes infinis exultait dans le surnaturel,
Trempant ses larmes de douleurs dans les océans de glace de l'Eternel.
Nous percevions, dans les dédales des univers sapientiels,
La lune turquoise de Saturne dans les anneaux blanchâtres perclus de fiel.
Le Livre de la Vie s'ouvrit sur les abîmes de l'Ange écarlate,
Détruisant le pouvoir d'airain des humanoïdes neurocrates.
Le vaisseau intergalactique en marbre de satin de la constellation du Lion,
Perdu dans les marécages empiriques des nouvelles sciences en formation,
Avançait dans le néant d'un monde éternel aux douces illusions,
Cherchant dans la nuitée ses destinées préfabriquées d'âmes en pâmoison.
Le torrent de laves des cratères des lunes alezanes,
Dans les coulures des espaces fonctionnels des télé-visions océanes,
Sous le dais mirifique des câbles du vaisseau amiral,
Cassa les arcanes angéliques de la propagande impériale létale.
L'Empereur Antéchristique des divisions de la galaxie de Gaïa
Déclara la guerre infernale contre les populations voyageuses d'Héra,
Et les divisions révolutionnaires des terres australes de Zeus
Abattirent le tyran ocre et ses acolytes noirs dans une bataille fougueuse.
Les fumées aurifères des torpeurs diaboliques de la flotte impériale
S'éteignirent dans les cathédrales de verre des batailles sanglantes de l'aube nuptiale.
Et l'Empereur noir de la division Abraxas mourut dans un souffle spatial.
Alors le bien naquit dans une rosée purpurine aux couleurs abyssales.
Les nuées de l'Empire Gaïa et Abraxas étouffèrent sous le joug des vaisseaux de Téthys,
Et la ronde parcheminée du Saint-Graal ouvrit les portes du Temple d'Isis.
Les élus de la nouvelle ère prophétique rangèrent leurs armes altruistes au fond des abysses.
La paix de velours régna pour toujours aux portes du nouveau millenium d'Artémis.
Les fumées aurifères des âmes adamantines de l'éternité
Se mirent à voguer sur les lacs d'argent de la cité sanctifiée
Au coeur des machines et des robots en étain soumis aux humanoïdes de Terra,
Et aux êtres diaphanes, opiacés et épurés de la divine planète Luna.
O TEMPORA ! O MORES !

UN ANGE A DEPOSE UN MESSAGE