Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 04:52

" Le plus grand des biens est de pouvoir se passer de tous les biens. "

                                                                                                        Henry David THOREAU.

Le visionnaire auréolé de myrrhe, d'encens et d'ambroisie, parcourt les champs célestes du monde pointant du doigt notre avenir incertain. Il est le découvreur de nos infortunes et de nos joies futures. Il nous montre le chemin herbeux, fougueux qui nous mènera vers des mondes enluminés de douceurs et de bonheurs mirobolants. Au sein de ses visions célestes hallucinées, la tête baignant dans un halo de lumière bleutée, il parle, il chante le devenir ; il voit le sondable dans l'insondable. Le visible éclaire en lui l'invisible, et l'inconnu se révèle à lui dans les mystères des initiations secrètes.

Le visionnaire tel un prophète des temps modernes lève sa coupe d'étain argenté en l'honneur de Bacchus pour qu'il lui donne la Sainte Vision dans les marécages de l'ivresse en suspens. Sa déraison n'est que le fruit d'une raison obscure pour nous autres mortels. Il lit l'avenir radieux sur nos lèvres vermeilles. Il est le mystagogue pythagoricien de nos phantasmes élégiaques.

Se nourrissant de sauterelles verdoyantes dans son désert de feu, près du Mont Athos, écoutant les moines de l'aurore naissante balbutier de longues litanies aux enluminures dorées à Dieu, il prophétise dans les cavernes du monde la fin d'un tumulte narquois, sournois, enjôleur. A sa vue, les gens s'apaisent, et les désirs ardents s'estompent dans un concert de louanges infrangibles. Il est le bienfaiteur de notre humanitude de marbre, reliant l'Un au Tout, le Tout à l'Un dans la simplicité d'un regard solaire puissant comme un éclair foudroyant. Nous l'aimons pour ce qu'il est : notre frère en humanité.

Le visionnaire tel un aigle aux ailes flamboyantes nous interpelle dans ses visions divines. Il est un héros parmi les héros, il est le chantre de la vie en mouvement dans les incertitudes qui nous tiennent béats au sein de cet univers sublime de beautés transcendantes. Que vienne l'heure du repos mérité, lui, dans ses dépendances luxuriantes, prend sa lyre magique et chantonne la vie retrouvée. Il est le mentor d'un monde perdu dans les sables mouvants de l'éphémère solitude de marbre. A son contact bienfaisant, notre psyché déprimée succombe à la félicité.

Puissent ses visions continuer à enchanter nos vies tourmentées par notre insoumission à la création. Dans le tartare d'airain, on le craint. Dans les palais dorés aux poutres d'ébène, il est accueilli en héraut salvateur. Le visionnaire visionne dans une vision globale jusques aux confins de l'univers l'impalpable. Il est le physicien de l'infime et du grandiose. Le monde est un orgue gigantesque avec lequel il joue tel un prophète magnanime empli d'une grâce divine.



Repost 0
Published by PHILIPPE GORON
commenter cet article
27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 23:08



" Ainsi le sage s'efforce-t-il de régler selon la justice le gouvernement de son âme. Et pour cela, négligeant les vaines activités qui ne visent que la fortune ou la gloire, il tient ses regards fixés sur le plan de la cité idéale qui s'offre à lui comme modèle dans le ciel. "

                                                                                                        PLATON.

La terre dans un souffle sapientiel resplendit, au fin fond d'un cosmos azuré, dans les divines lumières d'un soleil de feu. Cette planète, ivre de beautés célestes, virevolte sur elle-même comme une toupie endiablée autour d'un axe magique à toujours changeant et éternel dans les nuits étoilées de la divine providence.  Les montagnes enjouées, les lacs argentés, les océans de dentelles cristallines, les forêts aux accents de folie d'un vert émeraude transpirent, au-delà des raisons mortifères, dans un balancement extatique au gré des ressacs des âmes adamantines, écarlates. Les animaux aux ocelles perçants batifolent dans les airs, les champs, les mers d'opale. J'entends les ramages harmonieux des oiseaux libres comme le vent dans une musique des sphères ensorcelantes. Je bénis Dieu de ce cadeau mirifique qui m'a fait naître dans ces verts pâturages exhalant la plénitude de l'être. Chaque année, la terre renaît au printemps des limbes d'un hiver de glace pour nous redonner la joie de vivre en ce lieu paradisiaque. Tels des enfants naviguant sur les bords du monde, nous exultons d'être, d'exister dans ce paradis d'or et d'argent où l'émeraude fraie avec le saphir pour les plaisirs de nos yeux pleurant de joie l'éden retrouvé. Je me fonds dans ce tout avec délice, je m'étonne et m'émerveille avec bonheur à la vue de cette terre enchanteresse aux mille miracles sublimes. Lorsque le soleil de ses mille feux dorés cognent contre mes tempes assagies, je revis dans les nuées, la tête plongée dans l'au-delà. Nous sommes les enfants de Gaïa aux bleutés enciélés. Nous sommes les phénix de cristal en perpétuelle renaissance dans l'immortalité du monde. Nous mourons et renaissons chaque jour au petit matin blême pour nous retrouver dans les mares moirées d'abondantes félicités. D'un pas allègre, l'âme baignant dans l'immensité, j'avance dans les sous-bois aurifères ; les roches sont mes guides translucides dans ce palais de marbre blanc. Nos yeux déments s'extasient devant ce miracle permanent ; nous sommes les enfants farouches de cette mère soyeuse et aphrodisiaque, perdus dans les méandres du sublime. Partout le bleu en magnificence s'étale dans un au-delà où notre regard émerveillé se perd par myriades d'étincelles magiques. Et pourtant, elle tourne, glisse dans les vents solaires, se perd dans l'infini austral. La Terre, notre Terre, notre Mère convole avec Ouranos, et chaque matin que fait Dieu, des êtres d'argent et de bronze s'éveillent dans ce monde aux milliers de colonnes doriques aux dorures millénaires. O ! Ma Terre ! Ma sublime Terre aux mirages clairvoyants ! Tu es la beauté de ce monde en perdition. Les champs magnétiques, parcourant d'un léger frisson tes membres aux onyx bleus, embellissent ta haute stature de marbre blanchâtre. Tu es la Reine d'un univers sans fin, perdue dans les mondes parallèles, poudroyant d'efflorescence Divine.

Repost 0
Published by PHILIPPE GORON
commenter cet article
27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 00:47



" Dans sa chute, il comprit qu'il était plus lourd que son rêve et il aima, depuis, le poids qui l'avait fait tomber. "

                                                                                                     Pierre REVERDY

Sur les sentes magiques, dans les venelles d'argent, au-dessus des gouffres aurifères, se lèvent les prières du coeur vers la voûte étoilée où Dieu règne dans ses palais de pourpres jacinthes. Seuls, aux abois, dans les interstices suaves aux rêves bleutés, la prière exulte dans une transcendance cosmique. Le Christ, délivré des chaînes humaines, écoute dans le silence sépulcral de la Divine Sapience, exauçant l'incertain au creux des certitudes de fer. La raison de marbre se mêle à la foi, l'amour, la beauté ; le sublime éclate dans les soubassements de la vie caverneuse endiablée où nous nous reposons sur des myriades de feux follets incandescents. La lumière, de ses mille feux célestes, éblouit notre âme ensorcelée ; le rêve devient certitude, la folie Divine devient notre raison de vivre au sein d'un monde aux couleurs de moire satinée d'espérances argentines. La vallée de prières, aux effluves de roses diaphanes exaltant notre esprit élargi par la présence, monte jusqu'aux plus hauts sommets de l'être, splendeur parmi les splendeurs éternelles. Notre nature s'émoustille dans les prés verdoyants. Les oiseaux bleutés aux ramages ondoyant volent au-dessus de nos têtes délivrées, et nos âmes s'unissent au-delà du monde en un lieu inconnu de vous. La beauté illumine nos corps graciles, nos âmes diaphanes. Le Christ, dans son corps de gloire, s'élève au-dessus du ciel dans la trouée éclatant de mille feux salvateurs. Nous sommes les enfants perdus du Paradis baignant dans ses fleuves de cristal empourpré, plongeant dans les éternités inifinies. Toutes les fleurs aux mille couleurs de l'arc-en-ciel tendent leurs fragiles corolles vers ce lieu enivrant, extatique, mystique. La vallée de prières, au fin fond du monde, inonde le Paradis de ses joies inextinguibles, voluptueuses. Enfin, par delà les nuées de métal, nous sommes, et cela nous suffit amplement. Etre pour être au sein même de la création, de la Divine Sapience, de la Divine Présence à tout, au monde.




Repost 0
Published by PHILIPPE GORON
commenter cet article
24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 15:03



" La hideuse société de tyrans et d'esclaves où nous nous survivons ne trouvera sa mort et sa transfiguration qu'au niveau de la création. "

                                                                                                  Albert CAMUS.


L' acte cursif sur les promontoires phalliques n'est que le reflet aquatique de Narcisse survolant, hic et nunc, les êtres bicéphales aux ongles longs, aux interstices badigeonnés de landes paludéennes. Je noircis les gravats belliqueux d'encre marine dans un spasme hémophile maquillant une nervosité lancinante, clamant dans les lisières auréolées de chants concentriques les lueurs opales de la nuit béatifiante, adjacente, attenante, écarlate. Porté ad patres aux nues rougeâtres où les goélands argentés s'essaient au vol contre vents et marées, piquant du nez dans les maelströms tourbillonnant, je complexifie mes moi (s) à l'extrême pôle des essaims organisés. Je suis sans être dans l'obscurité régnante tel un pâtre vaquant à des plaisirs libidineux, menant le troupeau avachi de vie castratrice vers les pâturages luxuriants. Je brais dans le néant crépusculaire, dans les vacuités hémiplégiques, voulant toucher le plus profond de votre ça assujetti aux miasmes du post-modernisme. Des constellations lagunaires planent au-dessus de ma topique désincarnée égayant mon mutisme schizoïde. Des arachnides opiomanes tissent leur toile arachnéenne contre ma conscience misanthropique. Dans les rus sinueux où des feuilles chlorotiques surnagent, je pose lestement mes pieds filiformes, cela exalte mon système endocrinien et crée un sursaut extatique à l'épicentre de mon hypothalamus asthénique. Dans les temps pénultièmes, je m'essayais à croire avec dévotion à l'infini bonheur, source de chaleur irradiante créant un halo lumineux à la crête de mon occiput.

Dieu parcourait les ans avec l'intime conviction que l'homo sapiens sapiens pouvait devenir la réincarnation de la félicité ici-bas. Je me trompais de voie, le ballast était spongieux, empli de croûtes pouilleuses, de fait, je pris un sentier paroxystique, paradoxal vers les cieux lucifériens où traînaillaient les "human being", esclaves de leur topique exiguë.

Vint le jour où je me mis à boire le calice aux relents de Château Margaux et de Chiroubles avec cette pointe acidulée de vin pubertaire enflammant mon gosier et mon oesophage d'une volupté paradisiaque. Je ne pus plus me séparer de ce nectar aphrodisiaque aux vertus sympathiques colorant mes bajoues d'un pourpre soleil caressant le nadir. Vint la musique dodécaphonique, chromatique, diatonique, pentatonique exacerbant mon intellect idiomatique, l'imprégnant d'un éther édenique. Les Symphonies organiques se succédèrent aux creux de mes neurones exaltés, libérant les synapses dans un élan synchrone. Ma toxicomanie mélomaniaque débuta ex nihilo pour atteindre un point de non retour. Impossible, à ce jour, d'établir une cure thérapeutique en vue de me désaccoutumer de ce songe psychodysleptique.

Depuis lors, j'entends ourdir, empiriquement, les élytres des coléoptères noirs d'ébènes bruissant dans mon système nerveux aboulique, tenant une permanence pour les jours de festivités joviales. Mon foie pituitaire acclame le nard roboratif sept jours sur sept, et mon groin morveux tient la couperose en amitié. Plaisirs hédoniques.

Parfois, replié dans mes dépendances, je sursaute d'effroi au son du cor métallique dans les chambrées contiguës, et mon âme atrabilaire, aux accents ajourés de libellules verdoyantes, clabaude dans les phasmes érotomanes. Le caméléon, nécrosé de bulbe rachidien, butine mes parois nasales de sa langue oblongue, démesurée, râpeuse de pigmentation hirsute. Je ne peux pas le discerner dans la pénombre claquemurée grâce à son mimétisme persifleur. Je prends peur aux entournures, et la phobie langoureuse aux battements des tam-tams tribaux assassinent mon épiderme hérissé. Mes yeux glauques, exorbités de transes hermaphrodites, crèvent les murs lézardés, tâtonnant à l'aube naissante l'objet de mon délire inextinguible. CAMELEON ! JE T' AURAI ! D'une gifle monumentale contre les briques sanguinolentes, mes doigts s'émiettent en mille monticules de chairs viciées de putréfaction mortifère, le sang aux exhalaisons de stupre cultuel telle une cataracte ombilicale explose contre le plafond aux lierres grimpants de salive sardonique. Je bêle dans la noirceur catatonique, la bouche éléctrisée de monstres hideux aux têtes chimériques !



Repost 0
Published by PHILIPPE GORON
commenter cet article
22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 23:36



" En attendant, si quelqu'un doit devenir fou, la seule tactique qu'il lui faille apprendre dans notre société est celle de la discrétion. "

                                                                                            David COOPER .


Euphorie bucolique
D'une nuit
Il entend le silence crier dans ses ouailles
Il l'entend qui accourt
Le transperce avec un pieu

Depuis, OUI, depuis
Le Berger erre dans le néant
A la recherche de ses moutons
Perdus dans le vent

Comme un scolopendre hideux
Il se terre dans son antre
Là-haut dans les montagnes
Les verts pâturages

Il rage
De ne pas avoir l'âge
D'un prophète aimant

Il entend le silence crier dans ses ouailles

Le cor champêtre
Ne l'a pas réveillé ce matin

Le meuglement de la vache
N'a pas attisé en lui la poésie

Mais le cri des quidams
Des engins à quatre roues
Des fumées d'échappement
Annihilent ses plaisirs olfactifs
L'ont rendu autiste
A tout jamais

Il entend le silence crier dans ses ouailles

Le silence des gueux qui s'atermoient
Attendant une mort de pacotille
Des funérailles de sales
Gens de la bale

Il entend le silence crier dans ses ouailles

Celui des enfants qui gémissent
L'amertume d'avoir trop vécu
Avant l'âge requis

Il déglutit, mâche, recrache
Ces mots infects
Car il entend votre silence
Qui lui pèse
Comme un fardeau infini.




Repost 0
Published by PHILIPPE GORON
commenter cet article
20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 00:02



FAIS CE QUE VOUDRAS
Rabelais l'Abbaye de Thélème

SOIS A TOI-MEME TA PROPRE LOI

N'ECOUTE QUE TOI-MEME

DIEU EST LIBRE, COMME TU ES FAIT A SON IMAGE,
TU ES LIBRE !

LES LOIS HUMAINES SONT FAITES POUR ETRE TRANSGRESSEES

N'ECOUTE PAS TA FAMILLE
ILS NE SAVENT PAS CE QU'ILS FONT EUX-MEMES

N'ECOUTE PAS TON PATRON
C'EST UN ESCLAVAGISTE

COMME L'OISEAU VOLE DE TES PROPRES AILES

N'ECOUTE PAS LES PROFESSEURS
CE SONT DES CONFORMISTES
ILS FERONT DE TOI UN ESCLAVE

DEFIE-TOI DES PSYS
ILS VEULENT TE SOUMETTRE
ILS VIOLENT TA CONSCIENCE

L'ART N'EST PAS UNE THERAPIE
C'EST UN COMBAT, UNE LUTTE POUR LA LIBERTE

LE TRAVAIL NE LIBERE PAS
IL TUE
PSYCHIQUEMENT OU PHYSIQUEMENT

NE FAIS PAS D'ENFANTS
CE MONDE N'EST PAS FAIT POUR EUX

AIDE TON PROCHAIN DANS LA SOUFFRANCE
AVEC TES PROPRES MOYENS

ATTENTION A LA POLICE DE LA PENSEE !
PENSE PAR TOI-MEME
EXERCE TON ESPRIT CRITIQUE

Je remercie ceux et celles qui me font confiance depuis deux mois, je continuerai ainsi pour vous.
Je suis votre serviteur !

ci-joint une vidéo
bonne écoute

















Repost 0
Published by PHILIPPE GORON
commenter cet article
18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 00:06



Dans les soubassements de l'enfer, une pâmoison écarlate éclate vos tempes infectées de lucioles graveleuses. Le chant criard, d'un noir d'ébène, fracasse vos têtes hirsutes sans lendemain ouvrable à la pointe d'une aurore de sang entremêlée de vers cadavériques. Les ossements blanchâtres claquent dans vos tombeaux de fer, perdurant dans les fracas d'une planète exsangue et meurtrie aux parfums fétides. L'enfer déploie ses ailes sombres à têtes de gratioles, noyant vos spleens douteux d'êtres en déliquescence psychique dans les marées de l'absurde. L'explosion nucléaire, sertie de cercles concentriques, poudroie dans le délitement ingambe d'une planète astrale en finitude sur les bords d'un océan de matières fécales en putréfaction.

La lune atterrée, dans un délire abstrus, appelle à l'aide, vous n'entendez rien, car vous êtes devenus sourds comme des fous dans les mirages biomécaniques de vos corps biotechnologiques. Je vois, dans ma sombre folie paranoïde, vos craquelures hivernales détruirent la sublime beauté opaline à coup de cravaches en cuir, lacérant ce monde fétide construit de bric et de broc par vos soins absurdes. La musique des sphères s'écroule dans un enlacement putride, et vos têtes idiotes tombent sous le couperet rougeoyant de votre maître Guillotin.

Le monde implose dans les marécages d'un big bang de larmes annonciateur de vos folies finies. La fin du monde, dans un tintamarre lubrique, exulte sous les porches du Prince de ce Monde en déshérence diabolique. Finie la gueule de déterré qui vous maintient sous la férule de vos concupiscences génitales aux chairs nécrosées de foutre.

L'arbre de vie saigne un rouge incarnat, meurt dans un spasme hémophile. Et pourtant vous aviez tout pour vivre heureux. La destruction d'un hiver nucléaire cravache la fin des fins dans une apocalypse de sang pourri. Vous avez tué, dans un élan démoniaque, ce que vous aviez de plus précieux :

LA TERRE

VOTRE NOURRICE !!!!!!


Repost 0
Published by PHILIPPE GORON
commenter cet article
17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 16:37


Les fleuves d'Amour hibiscus chavirent les coeurs opalescents
Les méandres de métal froid tintinnabulent plantés dans le vertex infini
Tout au long de nos nuits écarlates
Cerbère
Le fourbe
Crève d'un cri arachnéen nos coeurs engourdis
Dans les délires obsolescents
De nos matinées désincarnées
La Poétesse argentine
Aux portées incandescentes
Musicalise nos sombres ébats ajournés
Dans les dédales labyrinthiques de nos sombres pensées aurifères
Thésée se noie
Le fil perdu dans les courants opiomanes du Minotaure de feu
Orphée le preux
De sa lyre vertueuse
Chante le retour d'Euridyce dans les éclatements du monde
Au fin fond d'un vacarme assourdissant nos rengaines journalières
Nous avons puisé en amont nos forces éphémères
Dans les entrelacs moribonds d'une Déesse nuptiale diaprée de vert
Dieu
Dans une syntonie céleste
Harmonise nos pensées-acajou
Au coeur de nos palpitations de verre décharné
Les cités métalliques de terres émondées
Où le macadam luciférien écrase nos chants d'Amour
Hurlent dans les bruits obscurs de nos téléportations à venir
Le dahlia noir de nos infortunes au satin moiré
Eblouit la ténébreuse aventure
De nos destinées abîmées dans le vortex du monde
Des fumées carbonifères épinent notre neuro-patience
D'un zeste aux coulées de lave mordorée
Pussé-je sentir l'éclat de nos armoiries délirantes
Pussé-je éclater les bulles écarlates de nos matutinales folies
Les femmes des astres d'argent
Tambourinent à l'encan
Contre mes tempes solaires
Délivrant mon inspiration des succubes endiablés
Venez
Enfants lunaires de l'irrationnelle verdure pourpre de rosées savoureuses
Délivrer mon immarcescible vague à l'âme dolent
Tourbillonnant dans les marasmes des enfers chtoniens
Aux déchirures de dentelles macabres
La Poétesse de l'éphémère turbulent
Isolée dans les mondes sublunaires enbleutés
Vole au-dessus des marécages de l'indigence mortifère
Des Alexandre aux grandioses petitesses
Dans les bas-fonds égrillards des souterrains noirs aux peurs diaboliques
Je chante
Fleuves d'Amour
Accompagné de ma cithare électrique de marbre
L'aurore de la délivrance angélique
Où des Séraphins dorés dialoguent avec Dieu
Dans les soies pourpres et suaves
De notre délivrance en devenir.


Repost 0
Published by PHILIPPE GORON
commenter cet article
16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 01:20



Pommade lubrifiante aux accès de nervosité lancinante
Dans le noir topique
Tu tambourines sur mes lèvres exsangues
Un tube bosselé par touches digitales
S'écroule dans le vide bruissant aux accents de torpeur
Je n'ai plus faim de larmes démoniaques giflantes
J'attends patiemment dans le credo roboratif
L'infime particule cacophonique déique
Virevoltent les oiseaux aux ailes rougeoyantes
Et mon âme flotte dans l'éther délétère
D'un monde concassé de chiourmes déments
Qui jacassent une vacuité morbide d'eunuques tétanisés
Branle-bas du sas sur le mythe troglodyte
Aux jeux d'ombres sur l'enceinte polythéiste
Rien ne vient dans le toutim ravageur
De Protée le mantique
La pommade lubrique aux vertus sympathiques
A noyé ma transe calorifique dans les méandres homéostatiques
Depuis
J'erre dans l'encoignure fantasmatique
Dans une pariade fluide aux atours aguicheurs
Dussé-je sombrer dans le tumulte cybernétique
Eussé-je la barbe hirsute des lustres antiques
Je reviendrai d'un pas alerte
Rasé de frais
Vous réveiller dans votre miasme infect
De dormeurs esclavagistes obéissant
A coup de langues salvatrices
Babillement du rêveur prophétique
Sur vos têtes pathétiques
PASSEZ LA POMMADE !



Repost 0
Published by PHILIPPE GORON
commenter cet article
13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 14:48


O ! Sainte folie rougeoyante de plaisirs macabres ! Sous les étoiles de marbre qui jacassent à la lune argentine les spleens-torpeurs, saignent, aux antipodes de l'extrême, des coeurs émiettés par la rengaine des éclatements divins. La fleur suave, matutinale de pourpre rosée, éclôt dans les jardins herbeux et luxuriants aux béances odoriférantes de gouffres amers. L'eau rouge de nos déboires infinis, des lacs empourprés, limpide comme un cristal de marbre, flotte dans les hauteurs diurnes de la divine mélancolie de l'être verdoyant au-delà de la nuée sans âge. Là, sur les promontoires de la déraison au sel mercuriel, nous exultons dans les marécages infernaux au stupre rageur et démoniaque. Nous ne sommes que les brillances opalines de nos destinées vert-de-grisées atomisées dans les entrelacs vertueux du Dieu vésane qui prélude à nos exaltations luxurieuses. Les forêts-orangers aux épineux obscurs, où les roses diaphanes baignent dans les langueurs de photons-antimoines, explosent aux confins des bouts de terres argileuses tourbillonnant dans les vortex enivrants de l'infini turbulent.

Nous baguenaudons, folâtrons dans les méandres complexes de baisers exaltant des voluptés bleutées au creux de nos amours enchaînées dans les antres magiques des chamans envoûtants.

O ! Spleen macabre plantant son sceptre de métal froid, aurifère dans nos contrées cérébrales spasmophiles !

O ! Vésanie de l'instant incertain butinant le miel des ambres solaires des abeilles de verre grisant nos élans vermeils d'une douce langueur entombée dans un big bang de feu !

Nous voyons l'invisible dans l'oeil subversif de nos miroirs éclatés reflétant le monde concassé. La technologie, en laquelle nous nous perdons dans les bla-bla incarnats, nous somme de vivre nos vies de scélérats avec une célérité endiablée.
 
Je vois l'impensable au sein du pensable
Je vois l'invisible au sein du visible
Je vois le monde au sein de l'immonde


Puisse le jour de la délivrance venir éclairer nos bonheurs en déshérence au fin fond d'un cosmos enténébré par les bulles ensorcelées de grains ensoleillés de désirs inassouvis où la danse machiavélique de nos démons intérieurs s'apaise.


Repost 0
Published by PHILIPPE GORON
commenter cet article

Philippe Goron

  • : Le blog de Philippe GORON
  • Le blog de Philippe GORON
  • : Mouvement de néantisation a-mystique, et destructuré de l'écriture a-contemporaine, se situant hors de l'espace et du temps en un point nodal de l'âme mécanisée. Apocalypse de la forme, du fond et de l'êtreté. Non une nihilisation, ni un nihilisme post-moderne in situ, mais un nouveau mouvement littéraire trans-personnel , trans-genre, trans-génique, humanoïde chrétien : le NEANTISME, ultime étape du dernier homme avant son effondrement biologique, et sa transformation bio-technologique totale.
  • Contact

Pages