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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 01:22



" Tout doit se prendre l'un dans l'autre en cohérence, et l'un par l'autre chacun doit croître et mûrir ; nul ne saurait se voir autrement que dans tous,..."
                                                                                          NOVALIS.

La multitude acariâtre et moribonde s'exerce à n'être rien dans ce monde aux beautés célestes adamantines qui élève l'âme aurifère du Poète en proie aux incertitudes de marbre imputrescible. La masse informe et délétère, à la régalade, se rassasie de la viduité spectaculaire où la vie n'a de sens que pour rien.

Le Poète des aurores argentines lève sa coupe universelle à la santé de Dionysos, et dans une rêverie apollinienne s'égaye avec juste mesure dans les beautés pures de la Divine Sagesse.

Il aime pourfendre de son glaive pourpre les idées reçues d'un monde illusoire déréalisé par le non-pensé, le non-réfléchi, la stéréotypie mécanique d'un sous-homme en mutation involutive : LE MUTANT GENETIFIE. Dernier homme joyeux, se livrant corps et âme au Temple de Dieu, temple de la nature luxuriante et asphyxiée, il est le seul qui, au-delà des nuées grisâtres, joue avec une ivresse divine de la lyre enluminée dans une harmonie céleste à jamais finie pour les siècles des siècles sous un éclairement nouveau.

Le Poète montre de son doigt amaigri par les ans de labeurs les hauteurs célestes où un Dieu observe ce qui reste de sa création déchue. Il est le porte-drapeau, le flambeau larmoyant, le héraut de l'infini, le porte-parole des insondés, des gueux, des déshérités de partout. Il hurle à la lune fanée son coeur de paix, évitant saturne et ses diableries ensorcelées.

Le Poète, hors du temps et de l'espace, la tête dans celle des autres, nage à contre-courant de l'organique pour mûrir et croître dans un éclat de cristal bleuté au-delà du fini et du défini. Il erre dans les vagues de l'espérance portant à bout de bras les âmes diaphanes et jeunes vers une évolution cosmique. Il est un tout dans le tout où Dieu règne avec son Arche Dorée sur une terre perdue dans les infinies galaxies ensoleillées de purpurines rosées. Le renouvellement et la vie animent son êtreté, sa mêmeté, son authenticité.

Le Poète est un gardien et un gardé ou l'inverse qui scrute l'iris des hommes en noir pour percer les âmes des anges qui les guident.


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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 16:30




Il arrive parfois que l'être humain, excédé par un nombre infini de malheurs qui s'abat sur lui, finisse par avoir au plus profond de la gorge un goût d'amertume qui le pousse à une tentative de suicide pour en finir avec ces douleurs de l'âme inextinguibles et lancinantes.

Pour arrêter ce flot ininterrompu de désespoirs déchaînés, il suffit parfois d'une lueur, d'une embellie pour interrompre le processus déjà largement entamé.

Un mot, une parole, une phrase, une abréaction peuvent déterminer le candidat au suicide à retrouver l'ataraxie ultime pour un laps de temps indéterminé qui mettra un terme à l'acte final lui-même.

L'amitié, l'amour de ses proches, qui sont aussi dans de nombreux cas ses fossoyeurs, pousseront l'individu de l'impasse à la lumière. Il mettra donc, pour ces différents motifs, un terme non-continu ( cela va de soi ) à son acte ultime. Mais il suffira d'un regain pour le remettre dans une configuration passée.

Il est admis en général que le suicide provient d'une affectivité exacerbée au plus haut degré. Je n'en crois rien et pense plutôt qu'il s'agit d'un nombre incalculable de facteurs qui intervient dans le choix de cet acte le plus ultime.

Chacun d'entre-nous, à certaines périodes de sa vie, s'est retrouvé confronté à ce choix, ce dilemme psychologique pour des raisons plurifactorielles inhérentes à un état qui nous était et nous sera toujours particulier. De là à passer à l'acte ultime, il y a deux poids et deux mesures qui qualifient chacun en fonction de son tempérament du moment. Il faudrait être né innocent pour en toute ingénuité ne pas y penser un jour.

La naissance de tout individu implique la mort. De ce fait, ne sachant le temps qui nous est imparti, soyons malgré tout heureux, même dans l'adversité la plus morbide et noire qui soit.

Le suicidé est un lanceur de signes, qui n'ayant pas trouvé d'autres manières de se faire comprendre de son entourage par la parole, tout autre langage sémiotique ou autre, passe à l'acte ultime pour affirmer à son entourage, à la société, etc., sa douleur existentielle profonde, abyssale...


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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 04:46


Voilà pourquoi toutes les guerres sérieusement menées contre toutes les drogues proviennent d'une communauté qui est aussi, à un niveau plus ou moins conscient, hostile au véritable écrivain, à la figure du vagabond/dissident, qu'elle menace d'expulsion. Tout comme l'addicté, un tel écrivain est incapable de produire de la valeur réelle ou de stabiliser la vérité d'un monde réel.


Avital RONELL.
"ADDICT"
"Fixions et narcotextes"




On nous dit que la Justice est débordée, nous le voyons bien. Mais si c'était la population qui était emprisonnée ? Au point que nul n'est sûr d'échapper à la prison.

Michel FOUCAULT.



La presse, qu'est-elle d'autre qu'une ferraillante batterie de marteaux qui nous met la cervelle en miettes à coup de slogans, standardise et prolétarise la pensée ?

Ernst JUNGER
" La guerre comme expérience intérieure "


Le pionner sera réduit au silence, ou bien il succombera à une maladie mentale ou à une profonde dépression nerveuse. Tout cela ne profitera à personne, sauf à l'émotion pathologique d'un biopathe nuisible, MOBJU.

William REICH.


Aucune liberté - dans quelque domaine que ce soit : politique, économique, intellectuel ou moral, ne se donne. Chacune se conquiert. Rien de bon, ni de juste ne vient d'en haut.

Sébastien FAURE.


C'est donc l'Etat qui doit nous servir et non pas nous qui devons en être esclaves.
C'est l'Etat qui est fait pour les hommes et non l'inverse.

Albert EINSTEIN.
" Ecrits politiques "



La publicité, je le répète sans cesse, c'est tout simplement l'adjectif pour faire briller le toc. Voilà ce que c'est : c'est du vernis sur de la camelote.

Jean-Edern HALLIER.
" Le Dandy de Grand Chemin "





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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 16:53

Ai-je bougé, agi en allant de-ci, de-là, ou n'ai-je fait que rester sur place en tournant sur moi-même ?

Aujourd'hui, dans nos sociétés ultra-libérales où le politique ne contrôle plus l'économie, on encense les anciens révolutionnaires, on commémore l'année de leur mort ; dans un but commercial, on vend aux gogos des disques insanes chantés par des pin-up affriolantes qui vantent leurs exploits ; on vend des livres autobiographiques insipides, etc.

Pendant ce temps, le visionnaire, le prophète, le véritable  révolutionnaire d'aujourd'hui, on l'incarcère, on le violente, on le stigmatise au nom d'une supposée folie avec votre consentement, on le psychiatrise, on le contient de plusieurs manières et, généralement, par la force et une nouvelle forme d'inquisition douce et totalitaire : la psychiatrie. On brûle, à notre manière, les sorcières au bûcher...

Il y a quelque chose d'antinomique, qui a toujours existé, dans nos sociétés bourgeoises.

On idolâtre les morts que l'on a tués, dans un but mercantile, et on châtre les nouveaux prophètes de peur de voir nos petits intérêts perdus dans les méandres d'une révolution qui pourrait amener plus de bien-être et de confort à tous et rétablir notre pouvoir confisqué par une élite, mais ça nous ne le savons pas.

En fait, on vend du rêve préfabriqué, donnant l'impression à l'individu qu'il est un révolutionnaire, surtout en chambre,  seulement par procuration, mais cela ne nourrit pas son homme, ni politiquement, ni spirituellement, ni intellectuellement.

Il y a de véritables combats à mener, des luttes, des batailles, le chantier est vaste pour réagir contre un égalitarisme de pure forme, imaginaire, qui n'existe que dans nos fantasmes, et nos conditionnements. La plèbe, confortée dans son inculture, rêve à des lendemains meilleurs, et oublie de se lever en masse pour changer la, les sociétés ploutocratiques et oligarchiques dans lesquelles nous survivons. La Démocratie, telle qu'elle semble être, n'existe pas, ce n'est qu'un mirage. Une caste a cadenassé le pouvoir pour lui-même, et si vous ne faites pas partie de cet ensemble, vous pouvez toujours essayer de grimper l'échelle hiérarchique, les hauts sommets, vous n'y arriverez pas ; on vous laissera quelques os à rogner afin de vous calmer et vous donner l'impression d'être arrivé. Nous sommes asservis, et nous sommes contents de l'être au nom de la Démocratie. L'étymologie du mot "démocratie" vient du grec demos : le peuple, cratia : le pouvoir, donc le pouvoir au peuple, par le peuple. Il me semble, aujourd'hui, que ce n'est pas le cas, on vous a volé votre pouvoir, et vous ne protestez pas ou plus...


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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 17:16



Lieu privilégié des fantasmes subliminaux
L'appeau siffle
Attire les gourgandines-vestales
Un attroupement cosmique suce le venin chimérique
Elles batifolent dans le vin rouge narquois
Qui enivre mes vertes années épuisées
Eussé-je le désir  de pourfendre leur coeur sentimental
J'eus le plaisir de les soudoyer de leur hymen
Dans les prés vermillon
Je cours à l'affût
Elles répondent avec des soupirs salaces, lubriques
Clip lancinant tambourinant au bout du firmament
Un rayon oblique se projette au creux de leurs mamelons aurifères
Raskolnikof a des remords qui le torturent
J'ai des palpitations-papillons dans mes desseins grivois
La cervelle transportée dans les nuées de perles blanchâtres
Je travaille de l'hypothalamus
Nonobstant un court instant-caillou
Je lèse leur désir-passion d'un poids incoercible
Femmes-mères où germent les blés ensoleillés
Je vous aime
Lorsque vous êtes en apparat-chatoyant
Je fume des volutes de tabacs blonds incandescents
Dans une nuit torpeur
J'observe élégamment vos atours aguichants
Prétendant au trône de vos ébats
Je fume des voies lactées ensorcelées
Je vous aime !




Albrecht DURER
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 00:52



Tout au long de mes nuits, j'ai cherché, dans l'infinie solitude, le lieu où les rêves se fabriquent. Freud, ne m'ayant pas satisfait, William Burroughs m'a ouvert une infinité de portes avec lesquelles je m'accorde. Michaux, dans sa rencontre avec la mescaline, m'a donné la possibilité de chuter dans l'infinitude des mondes intérieurs où le temps se rétracte, et où les images deviennent fugaces et plurielles. William Blake m'a montré où se situent les portes de la perception.

Les rêves sont le moteur de nos vies, ils s'élaborent là où l'infini rejoint nos espaces intérieurs. Il n'y a pas de monde fini, partout tout saigne l'incommensurabilité.

La vie est un songe disait Calderon, je dirais que ce n'est pas seulement un songe mais une dislocation de tout ce qui fait sens en nous, et au-dehors de nous. La quête, la pierre philosophale, est un long chemin d'atermoiements et de patience vers la recherche de l'infini et de l'absolu... Voilà ce vers quoi il faut tendre : la quête de l'infini.

La vie n'est pas seulement le travail, l'argent et la consommation, mais plus que ça : la connaissance de soi et des autres... La connaissance dans l'inconnaissance.

Le pays des rêves est une région merveilleuse, exaltante, qui nous permet de vivre, non pas seulement de pain, mais de réalité métaphysique ; cette réalité intangible qui se fond dans les espaces infinis, et dans nos délires paraphréniques de re-création du monde. Il n'y a pas de frontière entre une supposée réalité et le songe ; le sujet n'est pas seulement sujet, mais objet dans le sujet, sujet dans l'objet. La physique quantique, comme le Bouddhisme nous enseignent que tout est en tout, que tout influe sur tout ; alors comment le rêve devient-il réalité et la réalité le rêve ? Il n'y a pas de limite. Nos perceptions sont illimités, et elles sont interdépendantes dans l'altérité.

Fuguons de toutes nos forces vers l'infini...!



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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 14:38

" La mort passe par la porte fermée. L'homme, lui aussi, doit passer par elle ; ici nul autre chemin, nulle échappatoire, nulle technique pour passer outre. "

                                                                              Ernst JUNGER

" Le voyage fut long et pénible. Les avions sont étudiés pour avoir le minumum d'espace pour un maximum de rentabilité. Nous étions bloqués dans un long cigare, énorme, sans visibilité extérieure, comme dans une boîte de conserve. Nous macérions dans notre jus avec autour de nous des clones sérialisés de la " middle class ". On nous a servis deux repas préfabriqués que j'ai vite engloutis car la faim me tenait aux tripes ; cela ne ressemblait à rien, goût de tout et de rien, je dirais infect. Il y avait de toutes petites télévisions diffusant des programmes insipides faits pour une culture de masse sans pensée, et sous-alimentée afin d'abrutir les gens : lavage de cerveau permanent, monde spectacularisé. J'avais la nette sensation d'être dans un cauchemar digne des pires films de science-fiction. Une seule envie me tenait à coeur, celle de fumer une bonne cigarette et de me dégourdir les jambes. Plus de dix longues heures enfermé dans cette boîte métallique infernale avec en sus un bruit assourdissant dégagé par le moteur. Il n'y avait aucune possibilité de dormir correctement ou, alors, il aurait fallu être un digne représentant de Lilliput.

Enfin, après un cauchemar de plusieurs heures, nous avons atterri sans n'avoir pu rien discerner de notre atterrisssage, et d'une vue sûrement imprenable. Après, nos sens, notre regard étaient emmurés. Notre société occidentale massifie tout, et rien ni personne ne proteste, cela paraît normal à tout le monde d'être considéré comme du bétail, des portefeuilles ambulants, et traité comme des marchandises bas de gamme. Je tiens à préciser qu' Henri Miller, en peignant notre civilisation climatisée comme un cauchemar, était loin de l'idée et de la réalité du monde d'aujourd'hui.

L'homme a réussi à cadenasser les esprits, et toute élévation de l'âme ou transcendance salvatrice sont impossibles dans ce monde mécanique, ou une pseudo-réalité, une virtualité prennent plus  de proportion que le droit  à rêver, à penser. Une virtualité psychotique entretenue savamment sans aucune possibilité de s'évader, de s'éveiller au monde et aux mondes. Il faut avoir des nerfs d'acier pour avoir une certaine lucidité face à cela.  Le travail de la pensée se retrouve entravée. Le mot d'ordre est celui qu'on peut trouver dans un film de John Carpenter : " OBEIS, NE PENSE PAS, CONSOMME, etc. Bien vu de la part de ce metteur en scène. Evidemment, il faut toujours courir après des buts et des idéaux préfabriqués, unidimensionnels.

Nous avons donc atterri dans cette ville dont tout le monde, à travers la planète, a le mot à la bouche. C'est la capitale de " l'entertainment", d'un rêve de carton-pâte pour gogos à petites cervelles, et au porte-monnaie à métal lourd, sonnant et trébuchant : LE DOLLAR...


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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 23:24

" Untel trompe-t-il ses amis ? C'est sa volonté, son caractère ? - soit ! Eh bien, c'est notre caractère, c'est notre volonté de mépriser le menteur. "

                                                    Pierre Kropotkine.

Nous ne pouvons pas être toujours dans une fête permanente devant un faux Dieu, celui de la consommation à outrance. Le faux Dieu est borgne, et comme le Cyclope des légendes d'Ulysse, il ne nous contiendra pas dans des enfermements, car on ne peut arrêter un homme libre, même par la mort physique. L'Esprit, la Spiritualité sont plus forts que tout...

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 01:13



" Un petit caillou déplacé, c'est tout l'univers qui est bouleversé. "


Le temps en catimini s'évapore dans un onirisme nébuleux écrasant mon diencéphale diatonique de sauterelles ambivalantes. Je vous conchie par mes pores spongieuses entrebâillées. Parfois, je me demande pourquoi vous êtes ici alors que vous pourriez être là-bas. Un nuage-diaphragme d'encolures chevalines flotte au-dessus de mon volcan cérébral qui crapote des volutes de fumée-canabis. J'entends dans le palais multicolore de mon hémisphère droit les violoncelles crépiter tels des essaims de gazelles arc-en-ciels complotant dans la verdure haute. Mon trépas hédonistique de mouches cannibales aux reflets aurifères tonne dans les pampas oléorésineuses où les peintres-éléphants barbouillent des toiles hexagonales d'asphalte noble aux corridors sans issue. Les sculpteurs du silence décadent aux pagures frileux s'élancent dans les cordillères translucides granuleuses brisant la pierre divine en bloc acide. Je sombre dans le magma perdurant avec une nonchalance gazeuse cherchant l'ultime koala boulimique au bout de ma perche télescopique. Mon pantalon-comédon rouille de coulures cellulaires cancéreuses et mes godasses éculées meurent d'avoir trop trotté dans les fougères-stéréo aux branchages-tétanos. Thanatos le pleutre ironise dans mes ruisseaux cireux de bavures juteuses. Je vous aime Madame la Lune lorsque vous pendez dans l'espace bronchiteux de sanglots maladifs. Je vous aime Monsieur Soleil, arcane ésotérique irradiant mon plexus triangulaire aux refrains pernicieux. Mon crayon électrique aux frasques francophobes cogite sur le parchemin ocre aux phalènes dithyrambiques, des essences surnaturelles ondoient dans ses fibres tressées de philtres cachexiques. D'un pas temporisé in extenso, je projette mon dard épidermique contre les inconsciences déliquescentes de rages obtuses. Je respire la nuisance galetteuse qui naît dans les chrysanthèmes chryséléphantins. O ! Substratum tétralogique exsudant la gerboise alezane qui sautille dans les hautes futaies aromatiques ! Je fonds comme une glace-miroir parodiant la froidure zincifère. Good night Mister Crazy !!!




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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 14:05

Le paysage bleuté de glaïeuls bulbeux aux myriades de coloris phosphorescents dormait sur une toile constellée d'iris velouté. Mon regard concentrique aux tonalités lapidaires scrutait l'ensemble harmonieux de galaxies-lumières berçant dans la noirceur limoneuse. Le peintre-couleur majestueux comme un Sultan Ottoman dans ces palais enchanteurs hurlait dans les crépuscules luminescents de charognards affamés de viandes désincarnées. Son pinceau-acajou hébéphrène au pelage lisse exsudant goutte-à-goutte les teintes hibiscus protéiformes crachait dans les ténébres nerveuses l'éclat lunaire, la beauté aristocratique d'un monde évanescent où des fourmis oligophrènes érigeaient des buildings de béton-métal-verre incoercibles pour loger leur progéniture grabataire aux caractères teigneux. TE DEUM fabuleux aux accents toniques liquoreux envers cet artiste éphémère gravant l'instant suprême avec une ostentation inexpugnable-acacia.



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Philippe Goron

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  • : Mouvement de néantisation a-mystique, et destructuré de l'écriture a-contemporaine, se situant hors de l'espace et du temps en un point nodal de l'âme mécanisée. Apocalypse de la forme, du fond et de l'êtreté. Non une nihilisation, ni un nihilisme post-moderne in situ, mais un nouveau mouvement littéraire trans-personnel , trans-genre, trans-génique, humanoïde chrétien : le NEANTISME, ultime étape du dernier homme avant son effondrement biologique, et sa transformation bio-technologique totale.
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