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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 20:09

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Je parcourais les mondes en pleurs de la déshérence,
Fleurant les baumes des solitudes chimériques de la pestilence.
Le monde cheminait sous les astres d'argent de l'enfance.

Je n'étais qu'un homme aux amours perdues dans l'arborescence du monde.
Les chemins de guingois, alourdis d'un éther en partance immonde,
S'affaissaient dans les coeurs invisibles des multiples rondes.

Je naviguais sur les eaux lustrales de mon enfance éperdue,
Cherchant dans mes songes heureux la porte de l'Empire Déchu.
Je n'étais qu'un animalcule, apeuré dans les cieux obscurs, perdu.

Les navires de l'espérance de glace flottaient dans l'espace,
Et le chant des sirènes énamourées se noyait de guerre lasse
Dans les transes enlacées des délires aux myriades de glaces.

Le vin de la jeunesse éclaboussait les rides de mon visage.
Je transmutais les métaux vils en or au-delà du Tage,
Et mon âme épurée transperçait les mystères des Sages.

J'étais l'enfant de ce siècle écrasé sous les pensées obscures,
Découvrant les philosophies de diamant dans les métaux impurs,
Soulevant mon âme au-delà du visible au coeur des Idées pures.

La vie n'est que le reflet de la mort en instance de divorce,
Et l'humanité n'est qu'un amas de poussières retorses,
Enfouie au fin fond d'un néant sans âge et sans force.

Nous ne sommes qu'une partie sans tout dans la mort,
Et le cheval débridé de nos âmes enchevêtrées dans nos corps
S'agite à la vue de notre fin ultime pourrissant dans les mors.

Le temps du châtiment suprême crèvera comme une bulle limpide
A la surface d'un océan de douleurs engendré d'une manière stupide,
Là où le bonheur des joies enfantines ne demandait qu'à surgir tel un liquide.

Nous avons déchaîné le monde magique de l'enfance dans nos turpitudes
Pour créer la peur et la violence au sein de nos habitudes.
Nous nous sommes fourvoyés dans nos enfers par lassitude.

Je pleurais des larmes argentées coulant sur mes joues rougeoyantes,
Voyant ce monde magnifique baigner dans le sang de l'Infante.
Nous n'étions que des âmes mécaniques destructrices en attente.

Les serres de l'Aigle Noir sur nos coeurs démoniaques empourprés de haines
Se refermèrent étouffant nos vies infernales dans les chaînes
Construites par nos soins dans les forges écarlates de nos vies en berne.

Les tempêtes glaciales et les flammes vives de nos enfers mécaniques
Tueront l'humanité à jamais dans un délire autistique,
Et la fin s'écoulera de nos cerveaux emplis de cauchemars diaboliques.

Alors les Anges heureux des béatitudes célestes sous l'Astre d'Argent
Reprendront vie au coeur de nos cités malades perdues dans le temps,
Et chanteront des louanges enflammées à la gloire de ce monde apaisé dans le vent.


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Gustave DORE
" Le Paradis Perdu "

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 03:37
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Dans les marécages obscurs et ténébreux des cités antiques,
O ! Chats ! Eternels et Divins dans la lumière d'une ronde mystique !
Vous vous élevez au-dessus des griffures incestueuses du temps,
Crevant de vos griffes acérées l'espace sublunaire dans l'écume du vent.
Vous êtes les hérauts mantiques, aux yeux langoureux, des mystères orphiques,
Chuchotant dans la nuit constellée de runes tels des mages druidiques,
Vous lovant dans les draps de satin bleuté diaprés de lunes
Au coeur des mouvements harmonieux et célestes des amours en ruines.
Je vous observe dans les pénombres matutinales des cieux,
Debout sur vos coussinets de bronze flottant au-delà du feu,
A Eleusis où les mystères du monde brillent de mille éclats.
O ! Chats ! Vous êtes les porte-lumières des doux oblats !
Donnant l'illumination divine aux initiations mercurielles
Des apprentis Philosophes atterrés dans la chambre obscure du ciel.
Votre fourrure soyeuse et merveilleuse sublime le regard des passants
Perdus dans l'au-delà des terres-rubis enfiévrées d'Ispahan.
Votre démarche nuptiale vous révèle à vous-mêmes l'intelligence du coeur
Qui vous sied par-delà les monts ajourés des transcendances en pleurs.
O ! Chats ! Vous êtes les Sphinx de Memphis la beauté et de Thèbes la sagesse !
Sur les rives adamantines du Nil, de l'Egypte antique à Fès,
Vous fûtes les joyaux impénétrables d'une civilisation orientale éternelle,
Protégés par des Pharaons couronnés d'une divine lumière sapientielle.
Aménophis IV, vénérant le disque solaire du Dieu Aton, enrubanné d'une grâce enciélée,
Vous porta dans ses bras d'Ors et d'Argent au sommet d'une éternité empourprée.
O ! Chats ! Vous êtes les Maîtres de l'otium sur vos couches parcheminées d'étoiles voluptueuses !
Dans les cités de verre et de métal de nos destinées offertes à Dieu,
Vous êtes les Gardiens Angéliques de nos songes heureux éclairés de feu.
Dans les alcôves rougeoyantes et les boudoirs du Temple sacré et consacré aux mystères écarlates,
Vous enseignez la Sainte Liturgie Divine aux catéchumènes de l'espérance noyés dans l'Euphrate.
O ! Chats ! Merveilleux songes que vos désirs altruistes de Paix !
Vous courez dans les couloirs d'argent du temps à la recherche d'une Clef,
Celle qui ouvrira le coeur de marbre des hommes engoncés dans la haine des autres.


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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 06:39
Rosa Meditativa ~ Salvador Dali (1958


Les frimas des aurores fétides perdus dans les brumes,
L'enfer délétère des mornes habitudes ancré dans l'écume,
Le Diable écarlate des terres de sienne brûlé dans les dunes,
L'Antéchrist de noir vêtu au coeur du ciel et de l'infortune,
Soulèvent la désespérante lassitude des baies opportunes.

Les myosotis de la peste humaine rougeoyant dans l'espace,
Les myrtilles affriolantes des destins en miroir d'interface,
Les jonquilles crevant sous le soleil de la mer néfaste,
Les roses de la croix de vie en délire dans le faste,
Poudroient dans l'étendue bleue et soyeuse d'un monde chaste.

Les hommes aux regards las d'avoir trop vécu l'amertume,
Les femmes aux iris blêmes d'avoir trop tué les coutumes,
Les enfants aux rires tapageurs, insouciants de la vie,
Les éphèbes nus aux élans graciles courant dans la lie,
Se fondent dans les grottes des espérances ivres de l'hallali.

Le tonnerre gris des espaces infinis tonnant dans le temps,
Les éclairs pourpres des lumières jaunes crevant les instants,
La pluie de suie noire oubliée dans un ciel de moire,
L'orage excentrique de la grande guerre embourbé dans la gloire,
Echarpent les tapis bleus de la vie constellée d'espoir.

Les charpentes métalliques des cités vert-de-grisées diaboliques,
Les tours de verre des grandes villes blanches symphoniques,
Les routes goudronnées de la misère en délire autistique,
Les masures des Poètes ensanglantées dans l'instant artistique,
Virevoltent comme des plumes d'argent dans l'éther électrique.

Je vois dans les yeux obscurs des hommes en bataille,
Le froid d'un hiver de glace qui se fond dans la taille ;
Le divin soleil boit la liqueur d'infinis dans les failles,
Et la fée verte des Poètes abandonnés siffle au coeur des entrailles ;
L'écrivain de l'absurde se meurt seul sur son lit blanc en pagaille.

La délivrance advient toujours au moment écarlate
Lorsque le vin de la vie s'écoule encore et toujours dans l'agate.
Les larmes rouges de l'abondance en jachères littéraires s'ébattent
Là où les hommes incultes de la haine détruisent la Poésie d'albâtre,
Dès potron-minet, abandonnée dans les cultures d'Hécate.

J'écris tout au long de mes nuits enfiévrées de joies,
Cherchant au fil de ma plume offerte à la soie,
Le lecteur assidu de mes écrits inscrits dans la foi,
Espérant conquérir vos coeurs endurcis dans la poix,
En livrant bataille contre les mots et les verbes de l'empois.

Je suis l'éclaireur des printemps enténébrés de terreurs,
Livrant la guerre à la grammaire pour pourfendre vos coeurs.
Je ne vous vois plus dans le ciel de ma destinée en pleurs
Car vous avez déserté mes mots lâchement dans la sueur
De vos automnes en froid au coeur de l'éternité en fleur.

J'ai partout donné le meilleur de moi-même dans ces pages,
Pour vous mes lecteurs de l'horreur attendant le mirage,
Et je constate avec amertume vos abandons dans ma rage.
Le ciel embaumé d'un nectar aphrodisiaque et enivrant
Egare ma plume orgueilleuse et fière au sein des espaces et du temps.

Demain, je me lèverai la joie chevillée au coeur,
Et je parcourrai les champs verts des cieux bleutés
De l'inspiration en tension,
Pour vous mes fidèles lecteurs de l'instant en mouvement dans l'ivresse du vent.

crucifiction salvador dali
SALVADOR DALI
" CRUCIFIXION "

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 13:35
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La lumière d'argent brillait dans les mondes apeurés
Le Phoenix d'ors et de pourpres renaissait à l'aurore
La folie dans un éclair de sagesse cristalline ensoleillée
S'évada hors du temps et de l'espace au coeur des ports
La nuit de glace fit place à un soleil illuminé

Je noyais mon chagrin d'airain dans les solitudes
Naviguant au sommet des cieux paradisiaques
Conquérant les amours infinies des béatitudes
Dans un mystère affriolant au sommet d'Ithaque
Ispahan s'éleva dans les univers constellés de plénitude

Les fils de l'homme dans la ténèbre endiablée
Se levèrent au coeur d'un Orient empourpré de joie
Le monde vacilla autour d'une galaxie enfiévrée
Je volais tel un albatros au-dessus de la foi
Plongeant mes racines de soie dans les cités métallisées

Le coeur des hommes aux âmes mortes à jamais
Ne saignait plus dans le tumulte de leur destinée
Abel et Caïn n'étaient plus invités au bal de la vie
Leur démence les avait perdus dans les sources infinies
La cité de l'espoir au-delà des montagnes d'argent
Grandissait dans les tourments de nos rêves déments

Je vins un jour sur les promontoires Calcuttéens
Chercher les clefs dorées de nos destinées entremêlées
Ouvrant les portes aux rubis constellés de vin
Afin de libérer les songes heureux des hominidés
Perdus dans les brumes opaques de l'incertain

La Porte des Etoiles scintilla dans les vents solaires
Nous libérant de l'espace et du temps au-delà de Cythère
L'orgueil et la fierté andalouse de nos étés passés
Chagrinèrent les jours enténébrés de nos cavernes moirées
Où le Pape des aurores bleutées priait la nouvelle mariée

L'âme du monde noua le ciel et la terre
Dans un chuchotement divin au-delà de l'éther
Les sombres batailles infinies des peuples en guerre
S'estompèrent dans un nuage évanescent en forme de cratère
Et la Comédie Humaine s'éteignit dans un silence de fer

La pierre cubique de nos perfections divines enlacées
Construisit le temple de l'âme en évolution perpétuelle
Dans les grottes obscures de nos oeuvres mordorées
Mortes dans la blancheur d'un exil irréel
Pour laisser apparaître le mercure des Sages enciélé
Au coeur des tourbes ocres de la vie ultime enivrée

Viendra le temps éternel des Ages d'Or luminescents
Et le Paradis ouvrira ses huis célestes incandescents
Aux hommes et femmes azurés mariant la pourpre et la soie
Dans les Cathédrales Gothiques blanches de la foi
Pour nourrir l'Esprit des divines moissons enchantées

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 04:29

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Au-delà des plaines enneigées de la délivrance
Le monde sublunaire des petits matins blêmes
S'éleva au-dessus des torrents adamantins de l'errance
Pourfendant les déités de l'espoir argentin du même

Les corolles crépusculaires et les pétales de l'abondance
Dans le ciel étoilé aux myriades de Sphinx bleutés
S'envolèrent au-dessus des lacs argentés de la chance
Pour nourrir les cadavres de soie blanche de la volupté

Les hommes-nymphéas des mondes Divins enténébrés
Au coeur des forêts d'ébène aux délires glacés
Appelèrent Hécate l'éperdue aux sons des tambourins exilés
Dans les cieux moirés du Tartare empesé

J'apercevais les seins diamantifères de ma belle nuitée
Dans les corridors noirâtres de l'absurde sorcellerie
Brillant dans les noirceurs délétères enfiévrées
Où Héphaïstos forgeait de folles diableries

J'étais l'enfant du Paradis volant au gré des univers
Habillé d'une céleste vêture aux couleurs de l'enfance
Et je baignais mon esprit délivré dans les mâchefers
D'une éternité en suspens au-dessus d'un pyramidion en latence

Vint un jour de folle espérance où Orphée le magnifique
Baigna mon âme et mon intellect de vin gris
Dans un torrent de concerts enivrants et électriques
Chantant des louanges à Dieu de sa lyre en folie

Je voyais dans vos yeux embués de nard incertain
Le mal jouer avec vos âmes malades du monde
Où la fureur grondait sur vos tempes d'airain
Là où le ciel de l'Olympe éclaire l'immonde

L'été pavoisait au gré des musiques célestes
Et les lys rouges de l'excellence en mesure
Dans un allegro vivace spirituel digne d'Hadès
Chantèrent dans un contre-ut en furie le temps de la démesure

La Cité de Dieu perdue au-delà des étoiles de feu
Me délivra de l'enfer des autres et du monde valétudinaire
Afin que mon esprit grandît dans les entrelacs bleus
D'un Paradis vert apaisant mon âme et mes nerfs

Les encens aux effluves Divins parfumés de girofles et de vin
Illuminèrent mon âme noire tristement chagrineuse
Dans une transcendance mariale aux vertus sans fin
Elevant la pointe d'argent de mon esprit au-delà des âmes ensorceleuses

Demain à la nuit tombée au coeur du Parnasse Apollinien
Je marcherai au-delà des terres de Cybèle l'enflammée
Poursuivant mon ministère écarlate dans le ciel incertain
De ma destinée adamantine survolant le néant de vos hivers glacés

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 03:19
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      Nous mourrons à nous-mêmes le jour où notre destin dans son accomplissement aura fait de nous ce que nous sommes sans le savoir de toute éternité. Nous pensons, dans notre civilisation mécanique et mercantile, avoir la maîtrise du temps et de notre destinée, cela n'est qu'un leurre ; lorsque nous nous abandonnons aux forces obscures des machines, notre temps nous maîtrise plus que nous le maîtrisons. D'ailleurs, le temps, en creux dans notre vie, est fractal ; il n'y a pas un temps, mais une multiplicité de temps avec ses lenteurs, ses langueurs, sa célérité et ses décélérations. Parfois, dans la mécanique d'un temps post-industriel, notre destin s'efface dans une diablerie commune où chacun d'entre-nous vit au même rythme cadencé dans une course effrénée à la rentabilité qui n'admet qu'un temps : celui de la consommation. Lorsque, après avoir réalisé les tâches qui nous sont imparties dans ce monde, le temps redevient aléatoire, il nous projette dans des rêveries sublimes où la terreur n'exerce plus son emprise démoniaque sur nous-mêmes.

           L'inconscient, gisant dans les bas-fonds boueux de notre existence passée, dans les archétypes collectifs qui nous façonnent depuis l'aube des temps ( et nous disons bien des temps, ce qui révèle, dans une aperception totalisante, une réalité non-univoque mais plurielle ), donc, nous parlions de l'inconscient, il surgit en nous pour venir affleurer notre conscience et notre éveil du moment, nous déroutant d'une voie possible que nous eussions pu prendre et imaginer, il nous triture, laissant apparaître en nous, dans notre moi égotiste, une fracture mortifère qui, si elle n'est pas très vite refoulée et refermée, peut nous tuer dans l'instant psychiquement et physiquement. Ici, se joue le temps, car ce temps n'est pas le temps économique, collectif ou politique, mais un temps sans temps, c'est-à-dire, qu'il n'y a plus de durée, mais un instant fugitif qui peut être destructeur, et qui nous laisse à penser que l'Autre dans sa dimension plurielle n'est plus hors de nous, mais en nous à travers les archétypes de l'Ame du Monde qui relient chacun à chacun d'entre-nous dans un tout. A ce moment précis, si la mort ne nous  a pas transi, un autre niveau de réalité fait son apparition soudainement au sein de notre existence, sans que nous puissions en avoir toute la compréhension d'un point de vue de notre entendement qui s'efface au profit de cette source souterraine jaillissante et, apparemment, irrationnelle.

             Notre destin, notre destinée que nous croyions accomplir dans la maîtrise de nous-mêmes, se relâche pour laisser place au non-temps, à une universalité multiple sous-jacente qui efface l'Autre, figure miroitante de ce que nous pouvons être ou que nous sommes, le pensons-nous. C'est là que la tragédie de l'existence de chacun d'entre-nous s'inscrit dans un parcours qui avance dans un tâtonnement obscur que nous ne pouvons connaître qu'au fur et à mesure de chacun de nos pas et de nos pérégrinations tendus vers un avenir indécidable et inconnu. Dans ce temps, qui n'est pas encore advenu, l'avenir ne nous renseigne en rien sur ce qui adviendra dans un futur, même proche. A travers les images inconscientes, qui peuvent faire de nous des automates, nous ne pouvons guère que spéculer sur un avenir hypothétique qui reste à vivre si la mort ne nous fauche pas.

               Cet inconscient peut être aussi une source imaginale d'inspiration, qui là ne nous tuera pas ni psychiquement ni physiquement, laissant libre cours à notre imagination, celle qui façonne le monde du seul fait de notre existence, mais pour cela il faut savoir maîtriser ce non-temps imaginal tout en le laissant s'ébattre librement afin de créer, dans une auto-création de nous-mêmes, notre monde de demain qui ne peut que devenir ce que nous voulons qu'il soit sans qu'il soit tel que nous l'avons imaginé et voulu dans ce présent maintenant passé. Là est toute la difficulté d'une approche rationnelle de l'avenir en creux dans un non-temps d'où le temps surgira à nouveau sous sa forme multiple. Et le destin, me direz-vous ? Qu'en fait-on dans ce temps non-advenu où  la durée ne s'inscrit dans rien et en rien puisqu'elle ne peut être sans temps ?

                Je dirais que le destin affirmé dans le temps, notre temps en nous, celui qui nous forge journellement dans la chambre obscure du passé et du présent, fût-il ce dernier lumineux, ce destin n'est pas déterminé même dans la détermination, ce qui est contradictoire, mais le projet d'une vie accomplie se révèle à la somme de ses contradictions internes et externes. Le destin n'est pas déterminé, même si notre inconscient en puissance et en acte cherche à nous tromper sur nous-mêmes dans un temps qui nous est propre, multiple et convergent entre tous les êtres malgré son unicité apparente ; ce destin, dis-je, n'est pas déterminé, puisque l'avenir s'approche pas à pas toujours au bord d'un  précipice qui est ce temps qui se révèle à nous-mêmes au moment, à la seconde même où nous l'abordons.

                 Malgré tout, le passé, notre passé est cet ancrage dans notre être, dans l'Etre Universel, au coeur de l'Ame du Monde en mouvement dans la permanence d'un principe supérieur qui nous transcende, cela ne tient qu'à moi de le préciser ; ce passé d'un point de vue ontologique peut nous renseigner sur notre avenir, sur notre destinée qui nous est propre malgré la non-maîtrise de ce flux, car il peut prendre la forme d'une habituation à demeurer ce que nous sommes dans l'impermanence du monde. C'est pourquoi l'inconscient, s'il ne nous tue pas, nous renseigne sur chaque pas fait dans cet inconnu nommé avenir, transformable à chaque moment interstitiel sans que nous puissions en connaître la teneur, cela va de soi. C'est ce qu'on peut appeler la persistance à demeurer dans son être quoi qu'il advienne. Je fermerai ce débat pour dire que notre destin, notre destinée, notre destinée commune interdépendante est non-objectivable mais subjective, n'en déplaise aux scientifiques et aux philosophes positivistes et mécanistes ; elle se révèle dans un temps qui n'est pas encore, dans un déterminisme qui n'en est pas un, ce qui laisse la porte ouverte au libre arbitre, et non au serf arbitre de la prédestination de l'école réformiste allemande.

               Le temps est et n'est pas dans cette aventure ontologique et métaphysique ; il n'est que la somme des reflets composites d'un monde ingouvernable par la raison instrumentale malgré les laudateurs et partisans de ce système. L'éternité, temps sans durée, et durée sans temps, et notre point nodal présent au sein d'un présent toujours en devenir ; cette éternité supra-rationnelle fait de nous des êtres uniques dans l'instant non-instantifié en tant que tel en quête de la Vérité indiscernable et introuvable malgré nos intuitions fulgurantes nous permettant de l'entr'apercevoir au coeur de l'Ame du Monde qui nous bâtit comme nous  la bâtissons à chaque moment du présent de sa présence en nous.

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 17:59
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Le monde illusoire des politiques morbides
S'éteindra au loin dans les cieux azurés
Et le combattant de la Liberté des jours sordides
Soulèvera la terre étoilée jusqu'aux confins de la Paix

L'Empereur des Français succombera de peur
Dans les marécages boueux de la Grande Révolution
En devenir dans les soubassements de la terreur
Là où le peuple miséreux gît dans les fondations

Nous prendrons les armes de larmes d'Or
Pour changer le monde immonde en meilleur
Au sein de la nuit écarlate où l'homme dort
Dans les pleurs de ses rêves emplis de sueur

Le tyran despotique d'une politique infâme
Perdra le Nord et sa boussole en folie
Le sang des éclats nouveaux dans nos âmes
Affermira la Paix au-delà de la tyrannie

La France aux douces fragrances nuptiales
A perdu sa Liberté dans les champs de l'hiver
Le jour où le macabre destin bestial
Naquit dans les ronces du désespoir mortifère



Les gens de peu en souffrance dans le vent
Noyant leurs chagrins antiques dans le temps
Lèveront les armées de la délivrance dans l'instant
Pour éliminer le despote aurifère des jours d'antan

La Révolution de marbre contre l'oppression
Naîtra dans les interstices de la consommation
Et les hommes du renouveau au sein des bastions
Dans un crépuscule de feu conquerront les nations

Regardez au-delà des monts et des plaines ensanglantés
L'espoir de Paix reluire au firmament de nos destinées
Battant les Califes de la haine endiablée
Pour restaurer les jours heureux de l'aube dorée

Nos coeurs dilapidés par un matérialisme outrageant
Retrouveront la joie dorée au sein des cités
Lorsque le despote chutera de son piédestal insultant
Et l'espérance d'onyx le prendra dans sa chair en pitié

Levons-nous hommes de la terre en délire
Prenons notre destin en main contre cet Empire
Abreuvons-nous aux sources cristallines du nadir
Elevons nos âmes purpurines au-delà du pire
COMBATTONS LE SULTAN DE L'HORREUR POUR LE FAIRE DEGUERPIR !

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 16:48
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Les fleurs ocres de la désespérance aurifère
Noient leurs chagrins diaphanes dans l'espoir
Les civilisations de verre s'enfuient dans l'éther
Un monde de joie saigne dans les déversoirs
Et l'homme banni se lève au sein de l'éphémère

Les calices empourprés se meuvent au-delà du temps
Dans les espaces noirs aux douces fragrances idéelles
Le béton armé d'acier alourdit les cerveaux de l'étant
Il n'y a plus rien que la déchéance irréelle
Dans les champs obscurs de la déraison d'antan

L'Architecte des mondes en pleurs dans les silences
Dégrossit la pierre brute de l'âme et de la vie
Dans les interstices des univers parallèles en transe
La cathédrale humaine grandit dans la lie
Là où la boue inhumaine éclôt au coeur des sapiences

Les thuriféraires des macabres destinées closes
Encensent un monde illusoire perdu dans les flots
De l'océan de glace des haines farouches forcloses
Les sensations dissipent les idées heureuses du tombeau
Venant alourdir l'intelligible lumineux en pose

La faux du temps éclabousse les âmes vermeilles
Au coeur des saisons de pierre en sommeil
Pourfendant la terre de sienne dans les écueils
D'une destinée pesant le poids des ans en veille
Le rire des rues assombries connaît l'éveil

Nous sommes les palefreniers des chevaux de fer
Parcourant l'immonde spectacle des déboires inversés
Chantant l'ire glorieuse des démons de l'enfer
Sachant que le ciel se meurt dans l'hécatombe blessée
D'un monde en déliquescence au sein de l'éther

La Philosophie Antique réveille la proie du destin
Pour en faire un amas subatomique décentré
Sans lien avec le post-modernisme perdu dans les fins
La tradition millénaire se perd dans les centres mécanisés
De nos villes intestinales écrasées sous le poids de la faim

Les herbes folles et les arbres enluminés de la destinée
Broient du noir d'ébène dans les souterrains avisés
Des mondes en cris et en larmes aux espoirs infantilisés
Nous serons les nouveaux chevaliers de la Fraternité
Appelant nos frères et soeurs à plus de sensibilité

Viendra un temps occulte où s'éteindra la haine
Pour une victoire sans peine au sein d'un Eden
Fabriqué dans le coeur de nos cités souterraines
Là où l'Esprit vivifiant de miel en aubaine
Vivra l'éternel retour de la folie du même.

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 07:03



Dans les pourpres vallées et les paradis enchantés
Au-delà du ciel éthéré et de la mer de glace
Tu fus la Déesse aurifère des mondes ajourés
Erigeant une statue marmoréenne à mille faces
Au Seigneur des béatitudes célestes de l'Empyrée

SANCTUS, SANCTUS SPIRITUS
GLORIA, GLORIA, IN EXCELSIS DEO
AD VITAM AETERNAM !

Au coeur de la folie rougeoyante du monde embrasé
Tu donnas ton coeur de soie blanche aux voilures de l'été
Et à chaque être humain auréolé de douce sainteté
Par ta bouche cristalline les oiseaux de feu chantaient
Dans les rosées matutinales des printemps étoilés

SANCTUS, SANCTUS SPIRITUS
GLORIA, GLORIA, IN EXCELSIS DEO
AD VITAM AETERNAM !

Tu prias dans les blés en feu l'éternelle nuée
Chevauchant les instants magiques de ta tendre destinée
Donnant le vin de la joie aux enfants apeurés
Maîtrisant le temps des incertitudes glorieuses
Parcourant les ans enivrés de tes douces patiences heureuses

SANCTUS, SANCTUS SPIRITUS
GLORIA, GLORIA, IN EXCELSIS DEO
AD VITAM AETERNAM !

Dans les froidures des hivers de marbres macabres
Tu consolas les coeurs adamantins des anges diaphanes
Conquérant les terres divines perdues dans les enfers de marbre
Cherchant la lumière éternelle au sein des espaces infinis
Afin de la répandre dans les calices de la vie

SANCTUS, SANCTUS SPIRITUS
GLORIA, GLORIA, IN EXCELSIS DEO
AD VITAM AETERNAM !

O ! Mère du ciel infini !
Puisses-tu trouver la perle de vie éternelle
Là où ton âme épurée repose pour toujours en paix
Dans l'éther azuré des paradis perdus dans l'immensité
Puisses-tu trouver Dieu dans l'au-delà du ciel
Dans les instants d'éternités offerts à ton âme apaisée.

AD VITAM AETERNAM !


William BOUGUEREAU.
1825-1905
" La Vierge aux Anges "

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 05:29


Le monde flotte au-delà du temps de l'éphémère
Dans les interstices d'un big bang outremer
Où l'homme des solitudes d'acier au délire amer
Soulève les incertitudes quantiques de l'éther
Et où le bleu du ciel navigue dans les couches interstellaires

Les ordinateurs pixellisent le monde de la matière
Dans les matrices glacées des torrents binaires
Où les cyborgs et les humanoïdes rouge-fer
S'affairent au-delà des feuillages délétères
Dans les tours de verre des mondes tentaculaires

Le crissement des automobiles en étain incertain
Zèbre les cieux mécaniques de notre monde vain
Dans une reliance télépathique colorée de vin
Et les ghettos entrelardés d'êtres humains
Saignent dans les désespoirs absolus sans lendemain

Les squelettes métalliques des hommes biotechnologiques
Se déplacent dans les airs putrides et atomiques
Où l'atmosphère étouffante des univers mécaniques
Poudroie dans les poumons des hommes quantiques
Perdus dans les relativités d'un univers électrodynamique

Le soleil thermonucléaire explose en particules de feu
Enroulé dans une voie lactée en expansion de bleu
Dans le cortex gris-métal des mondes en Dieu
Et les vaisseaux de l'empire intergalactique crapoteux
S'envolent au-delà des planètes de fer bleu

Les couches de silicium noirâtre encastrées
Dans les cerveaux des automates humains métallisés
Où la neurochirurgie des avenirs mécanisés
Incise les néocortex marmoréens divinisés
Déchirent l'arc-en-ciel d'un monde magnétisé

Dans les forêts vertes des cités galactiques vert-de-grisées
Les derniers hommes de cet enfer civilisé
S'éteignent dans le plasma absurde de nos télés
Braillant dans leurs oreilles des mots stérilisés
Faits pour les masses endormies nanotechnologisées

Le monde est devenu l'enfer mécanique
De nos fantasmes délirants électriques
Et l'homme est mort à lui-même
Dans un délire dévastateur biomécanique.


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Published by PHILIPPE GORON
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Philippe Goron

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  • : Mouvement de néantisation a-mystique, et destructuré de l'écriture a-contemporaine, se situant hors de l'espace et du temps en un point nodal de l'âme mécanisée. Apocalypse de la forme, du fond et de l'êtreté. Non une nihilisation, ni un nihilisme post-moderne in situ, mais un nouveau mouvement littéraire trans-personnel , trans-genre, trans-génique, humanoïde chrétien : le NEANTISME, ultime étape du dernier homme avant son effondrement biologique, et sa transformation bio-technologique totale.
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