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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 16:54


Le Capitalisme n'est pas qu'un vain mot, un néologisme, un concept inventé par des penseurs fourbes, sournois, morbides. Il s'agit bien d'une réalité accablante. Ce réalisme pourra paraître, à d'aucuns, dépourvu d'intérêt. Ce monde n'est vivable que pour les thésauriseurs, ceux qui accumulent des capitaux. L'homme de la rue n'a pas d'autonomie qui lui soit propre, n'est plus responsable de lui-même ; sa propre destinée lui a été usurpée. Nous sommes condamnés à travailler pour dépenser toujours plus. Ce n'est pas le " Ora et Labora " des Alchimistes. Il s'agit d'une contrainte préfabriquée par des hommes assoiffés d'argent et de pouvoir. Il s'agit aussi, pour nous, d'une obligation pour survivre dans ce néo-libéralisme de Ricardo, Adam Smith, Von Hayek, Giddens ( la troisième voie du parti travailliste anglais ).

Cornélius Castoriadis dans " l'institution imaginaire ", au vu des révolutions passées et du Marxisme, a bien vu et cerné le problème de la liberté, de l'enfermement de l'être d'un point de vue de la psychologie des masses et des élites perpétuant leurs prérogatives afin que tout cela puisse servir leurs propres intérêts : le pouvoir et l'argent. Mais il y a plus que le pouvoir selon Constant Chevillon, il y a l'autorité fondée sur l'esprit universel qui nous contient tous dans une théurgie libératrice ; l'accès à l'atemporalité. Herbert Marcuse, dans " l'homme unidimensionnel " a pensé la quantité où le qualitatif est exclu au profit de la matérialité, d'un matérialisme réduisant l'être à de l'économique. Aujourd'hui, nous ne vivons que dans un monde de gestion ; nous gérons notre temps, notre espace, notre argent, notre vie, nos loisirs, etc., ce paradigme est une valeur absolue non critiquable. En ce sens, nous retrouvons René Guénon et Wilhelm Reich, deux penseurs apparemment aux antipodes l'un de l'autre,  qui ont décrié la psychologie des masses,l'hétéronomie qui forment une majorité totalitaire ne reconnaissant pas les minorités de pensées différentes de la leur, nous pouvons dire avec eux que la Démocratie se fourvoie dans une pseudo- dictature de la masse omnisciente et conservatrice. Le peuple  ne décide plus de sa liberté, il est soumis et heureux de l'être ; le peuple dans son ensemble se soumet aux puissants dans une servitude volontaire comme l'a très bien décrite Etienne de la Boétie dans son discours " Sur la servitude volontaire ", et je dirais dans une acceptation consciente de cette dernière. Tout ceci pour dire que nous sommes des individus soumis, dans des chaînes, et heureux de l'être de surcroît. Le troupeau se désolidarise de tous contre tous avec un mot d'ordre unique pour tous avec obligation de s'y conformer. Nous retrouvons Machiavel et Empédocle et la guerre de tous contre tous afin de consolider les pouvoirs du Prince. Cela se traduit par une compétition incessante pour acquérir une parcelle de pouvoir octroyée aux chiens de garde les plus conformés au système, ceux qui ne seront pas gagnants à ce jeu là perdront leur vie...

Hannah Arendt, dans " l'origine du totalitarisme " qu'elle a si bien pensé, s'agissant évidemment de l'Hitlérisme et du Stalinisme, n'a pas voulu inclure nos sociétés dites démocratiques, capitalistes, dans ce schéma. Orwell et Huxley, eux, ont dépeint dans leurs écrits avec une prescience incroyable le monde d'aujourd'hui, et ils n'ont pas eu peur de parler d'un totalitarisme à venir avec lavages de cerveaux et drogues débilitantes pour contenir les gens dans un bonheur préfabriqué et obligatoire. Hannah Arendt l'a fait aussi mais d'une manière discrète pour ne pas subir les foudres d'une nouvelle inquisition qui tait son nom. Je ne pense pas qu'aujourd'hui nous assistons à une libération de l'homme par rapport aux servitudes passées ; l'occident a déplacé les barreaux, les barrières extérieurs pour les contenir en nous-mêmes. Les barreaux de nos propres cages préfabriquées se tiennent à l'intérieur de nous ; nos pensées sont toutes les mêmes, formatées avec un grand soin, nos actes aussi. La désharmonie grégaire réduit l'être à un atome parmi tant d'autres ne pouvant rejoindre ses doubles, ses frères que dans les festivités obligatoires contrôlées par l'Etat. Le panoptique de Bentham si bien décrit par Michel Foucault n'est plus visible, il se tient en nous, peut-être est-ce pour ça que certains craquent. Plus besoin de construire des murs pour contenir les hommes, ils sont conditionnés pour ça, les psychotropes aidant, ils ne voient même plus leur emprisonnement permanent, assujettis qu'ils sont aux diktats des puissants. Comme Simone Veil, nous pouvons penser que l'homme est un déraciné n'ayant plus dans sa mobilité et son agitation perpétuelles de repères lui permettant, dans une ascèse et une droiture verticale, d'être au mieux dans sa liberté aujourd'hui tronquée.

Nous avons tous besoins, et nous ne le savons même plus, de plonger nos racines au coeur de notre tradition spirituelle et intellectuelle pour penser l'avenir, sinon pas d'avenir pensable. L'immédiateté irréflexive nous empêche d'être dans la durée pour penser le monde, il faut du temps pour élaborer une pensée critique. Depuis Descartes et la tabula rasa, nous sommes amenés à être des déracinés, et la connaissance de notre tradition intellectuelle, nos origines ancestrales ne sont plus que la quête de quelques-uns. Descartes, père du matérialisme et du rationalisme contemporains, dans ses écrits philosophiques, a tué, malgré lui, le coeur des hommes et en a fait des animaux-machines dépourvus d'âme, sans pensées, tout de matérialité, la cybernétique a accentué la chose, le cognitivisme de même. Dès que l'homme comprendra dans son entendement, sa volonté aujourd'hui annihilée, qu'il doit travailler à se connaître lui-même et ses origines, il pourra se libérer de lui-même pour atteindre l'extase - sortir de - libératrice. Le surhomme a été possible, le nouvel homme le sera, je l'espère, aussi. L'homme se retrouvera lui-même et ses archétypes au sens Jungien du terme. Nous pouvons que nous souhaiter cela. Notre conquête émancipatrice se fera dans la connaissance de ce qui fait de nous des êtres uniques et non sériés avec des matricules, et dans la connaissance de nos spiritualités passées, multiples et unes qui nous ont faits.



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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 16:44



" Dans un nombre considérable de pays, qui avaient joui pendant environ une centaine d'années d'une liberté  de discussion publique pratiquement totale, cette liberté est aujourd'hui supprimée et remplacée par l'obligation de conformer les discours aux opinions que le gouvernement croit utiles ou qu'il soutient le plus sérieusement du monde. Il se peut qu'il vaille la peine d'examiner brièvement les effets de cette contrainte ou de cette persécution sur les pensées aussi bien que sur les actions.
                                                                                             
                                                                                             Léo STRAUSS.


Matières molles de chairs polymorphes
Rires catatoniques de jouvenceaux amorphes
La mer étale jacasse sous la lune belliciste
Et les bateaux s'étiolent au gré des ressacs
Dodécaphonisme langoureux de pelures fibreuses
Le stupre rageur coagule les particules photoniques
Un onirisme intrinsèque joue in situ
Ad patres ! Grosso modo ! Crescendo !
Touches prismatiques sur fonds pentatoniques ajourés
La guitare électrique exhale un relent runique taciturne
J'exulte dans le tumulte déique du clair-obscur lénifiant
Dièse, bémol, bécarre, toutim exubérant
Ca grince dans l'urne ex-voto, ex vivo, ex nihilo
Susurre une mélodie exacerbée de sismothérapie
Ma trompe d'eustache vibre telle une corde de viole caressée par l'archet démotique
Bitume exalté de gerbes commémoratives caillouteuses
La voie lactée in concerto, ex concerto, roucoule
Frappe mantique d'un pâtre prestidigitateur
Qui concasse des notes liturgiques, syntoniques contre ma conscience psychasthénique
Je gémis d'une volupté hédonistique, d'un plaisir fougueux  larmoyant
Tout semble suspendu dans un temps relatif
Kyrielles de coulures flasques claquemurées in extenso
Gymnopédies de l'humeur massacrante d'extase lancinante
Je pendouille au bout du do qui martèle ma carotide adipeuse
AD LIBITUM !
Satie, Debussy, Ravel, Malher, Bruckner, et caetera...
Vous êtes les mentors de ce siècle foireux
Où l'ignorance, l'obscurantisme hideux
Font figure de proue idiosyncrasique
Crevant l'infini bonheur de défécations sardoniques
Que Viva el Populisme érectif
In your head scrofuleuse
Je hais les hiérarques hiératiques endémiques
Scrotums spermicides ithyphalliques au chancre syphilitique !



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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 03:28



" Détruis tout bien et tout mal, les décombres sont semblables. Détruis les anciennes habitations d'hommes et les anciennes habitations d'âmes ; les choses mortes sont des miroirs qui déforment. Détruis, car toute création vient de la destruction. "
                                                                                                      Marcel SCHWOB.


Dans les gynécées blanchâtres aux parfums diffus de valérianacées aphrodisiaques, j'observais les Egéries endormies, auréolées de satin diaphane. Des lauriers aurifères reposaient sur leurs cheveux écarlates. De leur frêle corps suave aux contours tendres, harmonieux, allégres, s'exhalaient, par photons enivrants, des odeurs de gynériums et de muscats. Mon coeur-caféine palpitait d'une jouissance inextinguible à la vue de ce tabernacle paradisiaque. Je noyais mon chagrin mnésique, opiacé, âcre, en suspension dans l'iris protéiforme, dans leurs draps immaculés, cristallisés de senteurs aurores et marines.. Ma topique-foultitude, parsemée de miasmes infects, s'imbibait aux creux de leurs cuisses musquées apaisant ma course démente vers le Styx et le léthé amnésique. Leur épiderme feutré aux myriades de scintillants câlins frôlait ma nuque filigrane de désirs chryséléphantins. Le songe opalescent peuplé de mondes ambrosiaques aux constellations-nirvana ratiocinait dans les gouffres amers de mes pensées sauvages aux parures démoniaques. Les couches limbiques inspiratrices de poèmes lyriques aux effleurements ronéotypés flânaient dans leurs âmes mortifères concassées de sonnets élégiaques. Les moustiques spoliateurs crissaient dans la béance médiumnique, et elles s'arrachaient des lambeaux de chairs avec une vivacité morbide, brûlées par des conglomérats purulents, rougeâtres, laiteux. Ma plume phagocytée par des chiroptères vampirisants continuait à tâtonner sur le papier verglacé dessinant des idéogrammes schizophrènes aux allures cabalistiques. Leur bouche ravinée me susurrait des mots hirsutes aux pôles de mon équation subliminale. O ! Egéries divinatrices ! Continuez votre travail illusoire contre mes tempes calcaires où ruisselle un fleuve d'abondantes créatures-parasites agitant mon cortex euphorique d'imaginations outrecuidantes. Vous êtes toutes là dans mes souvenances carbonifères exaltant mon tropisme lunaire de vos miaulements instigateurs. Dans vos chambrées radiophoniques aux ondes limpides, j'irai coucher dans l'attente primesautière de vos lits étoilés. Le tabès luciférien n'atteindra pas vos endroits paisibles, car je suis pur comme le cristal éclatant. Votre souffle odoriférant violentera mes neurones abouliques créant la prose universelle ! Egéries ! Vous êtes mes inspiratrices éternelles !



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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 18:22



La mémoire travaille malgré nous. Elle s'imbibe, s'imprègne de sensations, de visualisations, d'objets, de mots, de pensées, de livres, de réflexions, des autres, de nous-mêmes ; et puis ces différentes choses, au fil du temps passant, s'effritent, paraissent disparaître alors qu'elles s'enfouissent au tréfonds de nous-mêmes dans l'inconscient, les archétypes, et, au détour d'un instant, resurgissent soudainement avec limpidité pour notre plus grand bonheur ou notre plus grand malheur, c'est selon.


La vie est un non-sens total ! Nous avons beau échafauder, réaliser, construire, bâtir, nous nous rendons compte un jour que tout cela n'est que vanité, vacuité auxquelles nous attachons de l'importance où il ne devrait pas y en avoir. L'être doit être universel, intégré dans le cosmos, et non attaché à des possessions futiles et inutiles. Nous devrions vivre en harmonie avec les éléments qui composent notre terre, et avec la terre elle-même ! Mais l'homme est infatué, court toujours vers des buts illusoires, vers plus d'appropriation de biens consommables qu'il invente chaque jour, créant des besoins futiles,artificiels qui n'ont pas lieu d'être.
La vie est un non-sens total ! Et le fait de le savoir peut nous permettre d'être, d'exister, de penser, de réfléchir, d'élucider, de tracer des chemins qui, demain, disparaîtront après le vent qui aura effacé ces quelques traces fugitives devenues intangibles.
La vie est un non-sens total ! Nous ne sommes rien au vu de l'univers, alors abandonnons nos préjugés, nos vanités et notre orgueil pour faire place à la vie dans toute sa plénitude sachant que la mort nous réduira à de la poussière, de la poussière d'étoiles, car tout contient tout dans le tout qui n'est rien d'autre qu'un rien parmi le rien...!


La recherche n'a pas lieu d'aboutir car il n'y a pas d'aboutissement dans un monde, un univers où les limites sont inexistantes, puisque la finitude n'existe que dans les cerveaux opprimés.


Dois-je répondre à vos questions sachant pertinemment que toutes réponses contiennent un néant ineffable.


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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 23:11


" N'attends pas la mort : elle est en toi. Sois son camarade et tiens-la contre toi ; elle est comme toi-même "
                                                                                                   Marcel SCHWOB.


La mitraille criarde corrodée de sempiternelles meurtrissures béantes explose de par les murs opaques, crevassés, déchirés, flagellés de brandes chlorotiques. Un chemin de traverse jonché d'orties et de ronces mène au huis géhennique où le hussard allemand gelé attendait sa bectance scorbutique. Tonnent les canons schizoïdes dans un tintamarre grabataire. Meurent les hommes syntoniques ; stéréotypie d'un monde boursouflé à la plèvre chargée de tubercules neigeux. Les landes mantiques saignent de blockhaus déformants, chaos d'un cri primal incestueux.
Passéisme miséreux !



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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 03:05



" Et d'ailleurs, les hommes souffrent souvent beaucoup plus dans l'état de liberté momentanée, qui les désoriente et les énerve, que sous le harnais d'émotions obligatoires et disciplinantes. "

                                       Raymond RUYER


Un rai de lumière évanescent effleure le pétale chlorotique
Thanatos grince aux huis célestes
Elle vole au-dessus du vent
Parcourant le zénith
Il brûle sous le feu ardent du désir syncopé
De la revoir au nadir
Dans un élan au violon léger de plumes exsangues
Ils s'étendent sur la couche suave
Les corps odoriférants s'entrechoquant dans un cri extatique
La folie embrasant leur sexe duveteux
Jaillissent des kyrielles de feux follets
Lactescence mammaire au bout de ses lèvres vermeilles
Il électrifie sa chair exubérante
Créant le sursaut voluptueux au creux de sa conscience
BAIN DE JOUVENCE
Un rai de lumière déliquescent scelle Eros
Sublimant un désir paroxystique
Ils chevauchent l'écume filiforme
L'un dans l'autre
Un goût amer sur leur langue verdoyante et chargée de foutre
Etreinte passionnée de spasmes ondoyants
Un brin de vie s'élance con brio
En son giron ombilic materné
Un vibration tellurique
Une onomatopée saccadée
Roulent
Dans le larynx de déchirures fantasmagoriques
ACME
SONORE
FLUIDITE
VACUITE
Incubes luxuriants
Succubes tentaculaires
Ils tombent sans fin dans le contre-ut inextinguible
A des profondeurs incommensurables
Fêlure abyssale
Se délacent douillettement
Des touches photoniques recouvrent le stupre
D'un écran syntonique.



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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 02:38




" Imaginaire, seul mécanisme de fuite, d'évitement de l'aliénation environnementale, sociologique en particulier, utilisé aussi bien par le drogué, le psychotique, que par le créateur artistique ou scientifique."

                                                                                                     Henri LABORIT.


TARTEMPION OU LE BONHEUR

 Dans un monde de fous, le petit Tartempion se mouvait désespérément. Tout au long de sa vie d'errance, il avait espéré qu'un jour le bonheur vînt à lui sans le rechercher. Malheureusement, cela ne lui arriva jamais, et il fut dans l'obligation d'aller le chercher n'importe où où il pourrait le trouver.

 Il chercha, chercha vainement, et ne trouva pour ainsi dire rien. Chose bizarre et fort peu coutumière, plus il cherchait, plus le malheur opiniâtre s'abattait sur lui avec véhémence.

 Un jour, le petit Tartempion, homme fort sympathique aux dires et aux yeux de ses concitoyens, vint à mourir dans une folie étrange jusqu'alors jamais entrevue. Il laissa un mot rédigé à la hâte à son chevet, une sorte de lettre apparemment testamentaire mise dans une enveloppe scellée.

 Gilbert, son ami et valet à tout faire, l'ayant trouvé mort, prévint les autorités concernées pour qu'un enterrement digne lui soit consacré. Il vit la lettre, s'en accapara. Il l'ouvrit et lut :

 - " A celui ou celle qui aura le bonheur de trouver cette lettre. Merci de votre aimable attention et de votre bonne compréhension. A bientôt dans un monde meilleur. "

 C'était tout, rien de plus n'était écrit. Gilbert tourna, retourna ce bout de papier écrit dans la hâte et la peur de la mort, y cherchant une suite, un mot gentil s'adressant à lui. Il se mit à pleurer violemment la perte de son ami d'une vie. Puis, fort surpris de ce que contenait la lettre, il s'interrogea. Serait-ce la fièvre qui aurait contraint son ami à faire cela ? Ou alors une blague, il était si farceur ! Il soumit la lettre au Maire qui n'y comprit rien. Personne dans les environs et dans le monde ne fut capable de traduire d'une manière ou d'une autre ce mot assez mystérieux et inextricable.

 C'est ainsi que depuis des millénaires, l'homme se pose toujours la question face à cette énigme. L'intrigue existe depuis ces temps immémoriaux. Qui de nous trouvera la clef permettant de comprendre cette lettre confuse, obscure, ténébreuse ? Personne, apparemment jusqu'à présent. Mais cela n'empêchera aucunement que Tartempion restera gravé à tout jamais dans nos mémoires tel un stéréotype d'imprimerie. Et sachez, chers Messieurs, chères Mesdames, que personne d'entre-nous ne trouvera le bonheur, le vrai bonheur tant qu'on n'aura pas résolu cette énigme " TARTEMPIONNESQUE ".



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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 01:04



" Ruche de beaux mots " - Défi n°4 : "Amour Envolé " - Abeilles50 link



" La folie s'instruit de la folie à savoir comment elle va. "

Au temps jadis des cerisiers en flamme et des orangers écarlates, nous abordâmes les rivages ensorcelés de l'amour océane, moi et toi, mon ange diaphane de désirs inassouvis dans les tempêtes opalines de la mer-rubis. Nous nous étions enlacés sous les cieux iridescents et lactescents. Ta chair enivrée du vin de la jeunesse, aux effluves carnassiers de patchouli insoumis, exultait sous les caresses insistantes de mes mains suaves labourant ton corps vermeil et verdoyant d'une sollicitude empreinte de folies harmonieuses.
Nos coeurs voguaient dans les palais de cristal de cette terre aux songes exubérants, et notre union éphémère fut scellée au-delà des labours incertains, au-delà des nuées sans âge, dans le vortex envoûtant de la divine musique des lacs argentés aux effets de miroirs-émeraude. Notre amour étincelant naquit tel un mystère insondable offert aux Dieux de l'Olympe, et nos âmes en brillance s'unirent en nos regards profonds plongeant l'un dans l'autre, explosant nos esprits de feu dans l'iris velouté de notre jeunesse embrumée de fées vertes.
Tu étais mon enfant adoré des ruelles d'Ors et de Diamants, de la divine présence, et nous jouions insouciants, langues virevoltant dans nos bouches éphémères au goût de miel ambré, à l'amour, découvrant, avec timidité, les lumières chaleureuses des extases de demain sous les auspices empourprés de la Pythie de Delphes. Cybèle, la diaphane aux atours bleutés, fut notre mère de jeux parmi les mondes ajournés jusqu'aux époques de glace. Nous étions seuls au monde, sous les saules pleureurs en larmes d'ardoise, baladant notre tendresse infinie avec ostentation, par-delà les océans rougeoyant de la foule anonyme et hagarde.
O ! Mon Amour volage envolé dans les sombres souvenirs marécageux d'une époque édenique, où es-tu aujourd'hui, alors que nos âmes adamantines se sont brisées contre les murs d'une humanité perdue dans l'éther azuré des mondes en devenir ? Depuis, je te cherche dans les autres femmes aux mamelles d'argent, dans les villes-béton du monde, usant ma semelle de vair contre le bitume menaçant. L'insouciance était notre domaine de prédilection, et les lendemains obscurs n'existaient pas. Mon Amour, combien de fois, ai-je pensé à nos instants magiques de naguère, plongés dans les blés ensoleillés des plaines paradisiaques de l'enfance envolée et volée. Les temps de la chute se sont écoulés depuis lors, et d'autres amours fanées ont bataillé dans les champs ténébreux des souterrains labyrinthiques et infernaux de nos âmes insoumises.
Notre premier Amour, comme toutes les premières fois, imbibera nos jours éternels jusqu'à la fin de notre voyage doré sur cette planète étoilée aux réminiscences effleurant notre conscience élargie par les temps brumeux de l'âge venant.


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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 03:58

Dans les mondes parallèles de la désobéissance civile, dans les bas-fonds interstellaires, j'ai rencontré un homme énigmatique aux turbulences maîtrisées. Il s'agissait de vous Monsieur.

Je vis deux films traitant de l'amour, d'une philanthropie exacerbée, celle des Mondes en espérance. Un homme, The Bird, folâtrait sur des songes éthérés une musique pentatonique. Son Saxo, dans les brouillards d'Harlem et des cabarets aux volutes de fumées étouffantes, joua sans fin jusqu'à une mort sordide dans un taudis aussi sordide. Monsieur, vous avez maîtrisé le sujet, ce jour-là, The Bird m'est apparu comme un ange brisé, et le monde vacilla autour de moi comme un étrange feu follet. J'ai compris, grâce au film, la puissance de l'Amour et ce qu'un homme peut y mettre pour qu'il advienne. Que vous est-il arrivé Monsieur pour faire un chef-d'oeuvre incisif sur cet homme lunaire hors du commun ? Qu'avaient-ils compris ses contemporains en hébétude : RIEN !

" Sur la route de madison " révéla l'Amour, de même, dans une plénitude extatique. Deux êtres, se croisant dans une destinée commune, ne faisant plus qu'un avec leur monde, un microcosme tenant du macrocosme dans son absoluité. Dieu veillait-il sur leur conscience et inconscience, sur leurs mondes multiples reliés à l'unite transcendante. Tout cela pour se dissoudre dans l'éther d'un monde finissant, le leur.

L'Amour est un lien magique qui nous relie aux êtres et aux choses sensibles et invisibles. Ce mystère n'a pas d'égal dans les beautés idéelles de nos conceptions éphémères. Qu'avez-vous fait- là encore ? Deux chefs-d'oeuvre d' Amour et de non-violence.

Merci Mister Clint.



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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 02:25



Actuellement, la grande majorité de nos contemporains vit dans un monde de virtualités et d'illusions. Le mirage technologique et scientifique entretient l'idée que le fondement même de notre existence est fondé sur un principe réel, indépassable et non-critiquable. Nous assistons à un nouvel ordre d'oppression et d'enfermement de l'être. La matérialité, savamment entretenue et participant d'un conditionnement des masses, fait partie de notre quotidien. Nous ne pouvons le nier. Mais, il s'agit-là d'une nouvelle forme de totalitarisme doux exercé sur notre esprit. Les gouvernants par le truchement des mass-medias nous font accroire que le bonheur et la vie se trouvent dans l'accumulation de biens matériels, et que la pseudo-science dont ils se revendiquent soulagera nos peines et nos désespoirs (de plus nous sommes de plus en plus malheureux), de surcroît cette science n'a plus d'approche générale, mais se cantonne dans une spécialisation outrancière qui n'admet pas la controverse sur leur prérogative, il faut croire un point c'est tout avec une interdiction absolue de remettre en cause leurs prédictions et leurs allégations. Nouvelle forme de croyance horizontale et mortifère. Essayez d'ébaucher une critique, vous serez stigmatisé comme un être irrationnel, vous ne serez pas écouté, même si vous avez raison envers et contre tout, même après une démonstration empirique défiant tout le possible, si vous en êtes capable. Interdiction absolue de penser en-dehors des sentiers balisés par cette intelligentsia paranoïaque. En astrophysique et en physique quantique, on parle souvent de la parallaxe dans l'observation des étoiles et de l'univers ou de l'infiniment petit, il n'y a pas qu'un angle de vue définissant tout le champ du possible, mais plusieurs façons d'observer et de regarder, une pluralité de vue sur un objet particulier permettant de le définir au mieux tout en sachant que nos sens ne pourront  jamais atteindre l'objet dans sa dimension plurielle, sa globalité. Notre monde fantasmatique que nous créons chaque jour épuise le réel, et nous dissocie de la réalité. Nous sommes des mutants néoténiques, est-ce une forme d'évolution naturelle ? Je ne sais pas.

De fait,cette pseudo-vérité ou réalité est un leurre, surtout celle que nous venons de décrire, car elle n'en est pas une. La Vérité se trouve en chacun d'entre-nous et est consubstantielle à l'être. La majorité de nos contemporains est aveuglée, et finira leur jour dans cet aveuglement savamment entretenu, perdue dans les méandres de la désinformation et la peur du lendemain. La Réalité ne se trouve pas dans les choses qu'on nous présente comme étant la vérité. Cette Vérité libératrice est celle qui permet à travers l'immanence contenant le transcendant d'accéder aux réalités idéelles, intemporelles, les achétypes platoniciens (voir l'allégorie de la caverne chez Platon dans la République chapitre VII, sauf erreur de ma part ) accessibles qu'à de rares personnes, malheureusement, choisies pour leur coeur intuitif qui est l'intelligence incarnée, l'intelligence du coeur comme eût pu le dire Frithjof Schuon, faite chair ici-bas. Le questionnement devrait toujours être au coeur de nos vies. Questionnement sur ce qui fonde l'Univers ou les Univers et les êtres qui le (les) peuplent dans leur pluralité sans distinction. Questionnement sur ce qui fonde la raison scientifique actuelle. Questionnement sur le sens à donner à notre existence qui est notre bien propre. Questionnement  sur notre êtreté. Réappropriation de notre destinée qui n'appartient qu'à nous-mêmes.

Pour terminer cette logorrhée sur l'être, et les voiles infranchissables que nos sociétés totalitaires (pseudo-démocratiques) exercent sur lui, je dirais que l'authenticité de ce que nous sommes est notre matière première pour accéder à plus de connaissances et de perspicacités sur le fondement même  de nos vies intérieures et la défense de notre humanitude.  De fait , pour se détacher du monde matériel qui est le nôtre actuellement et qui n'est qu'illusions et mirages, il faudrait  défaire les voiles qui nous contiennent dans des enfermements aveuglants et atteindre  un état dit contemplatif ou extatique dans la recherche, hic et nunc, de la  Vérité  Unique, Ultime et  Transcendante  propre  à  notre être et au monde dans un élan universel de générosité, de fraternité, d'entraide, d'Amour de notre prochain sans transiger. Nouvelle forme de résistance à une nouvelle forme d'oppression liberticide qui tait son nom.

Pour finir, je dirais de surcroît qu'on est en train de nous voler nos vies depuis l'avénement de la première ère industrielle jusqu'à notre post-modernité d'aujourd'hui, mais il n'est pas de bon ton de le dire pour les raisons que je viens d'indiquer.

Je sais que je ne serai pas entendu...! Malheureusement.


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Philippe Goron

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  • : Mouvement de néantisation a-mystique, et destructuré de l'écriture a-contemporaine, se situant hors de l'espace et du temps en un point nodal de l'âme mécanisée. Apocalypse de la forme, du fond et de l'êtreté. Non une nihilisation, ni un nihilisme post-moderne in situ, mais un nouveau mouvement littéraire trans-personnel , trans-genre, trans-génique, humanoïde chrétien : le NEANTISME, ultime étape du dernier homme avant son effondrement biologique, et sa transformation bio-technologique totale.
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