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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 02:28


" Un jour, certaines étoiles viendront ensemble en une seule rangée, comme cela s'est déjà produit il y a des milliers d'années, ce sera le temps de purification pour la Terre."

                                                             Prédiction des Indiens Hopis.


Au-delà des absurdités des folles demeures
Je vis le monde anachronique basculer
Dans les cimetières déshumanisés de la peur
Où croissent les herbes hirsutes terrorisées

Le crin d'ivoire de la Divine Cacophonie
Dans le bleu du ciel endormi sous les auspices
Crachait sa gloire sur les chemins des avanies
Lancinait dans les balbutiements des haruspices

Les espaces marmoréens et le temps soyeux
De nos trépas, alertés d'hibiscus enflammés,
Transpiraient sous les abats-jours silencieux
Des gouttelettes de sangs écarlates dénudés

Les hordes de gueux affamés sous le divin soleil
Allaient de-ci, de-là à la recherche d'un pain
Pour nourrir les vers luisants des mondes sans pareil
Craignant le feu du ciel de la délivrance sans fin

Vainqueurs des paix ensorcelées de glace
Sur le navire-terre flottant dans les galaxies
Nous jetterons nos gants magnétiques aux faces
Des Maîtres du Monde endiablés de noires folies



  Dans les bastringues mésopotamiens, le Divin Cycle
Renaît dans un futur Age d'Or de pourpre soie
Et les tyrans haineux de la constellation de l'épicycle
Se meurent dans leurs chaumières sans foi

Les Templiers des jours de la dernière espérance
Soulèvent le monde dans un délire de joie
Contraignant les hommes de fer de la décadence
A mourir pour le bien de nos frères dans l'empois

Sur le tertre verdoyant de la comédie humaine
J'observais du haut des lunes argentées
Le travail laborieux de la civile guerre des peines
Aboyant contre les mécaniciens du désordre constellé

Les tambours de l'Agartha tonnaient dans les nuées
Les guerriers enivrés d'Apocalypse s'esclaffaient
Dans le bourbier rougeoyant des chairs nécrosées
Et les forces illuminées de haines s'écroulaient dans leurs diarrhées

Les chants prophétiques de Jean de Vézelay le furieux
Aromatisaient les vérités de ses vaticinations
Alors le soleil brillant de ses mille feux
Laissa éclore un monde nouveau à profusion

Je vois dans les yeux merveilleux d'Edgar Cayce le magnifique
Les Révélations Apolliniennes préfigurer un temps
Où la Terre deviendra un Paradis Pacifique
Pour les siècles des siècles figurant nos instants.


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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 23:59



SURVEILLANCE GLOBALE DE LA PLANETE

CONTROLE TOTAL DES POPULATIONS

LA NSA VOUS ECOUTE

DOCUMENT DE LA CHAINE HISTOIRE



SUITE DU DOCUMENT



Si vous voulez poursuivre, il y a trois autres parties à ce document

VOUS N'ETES PAS LIBRES

LES MEDIAS NE VOUS DONNENT PAS LES INFORMATIONS

VOUS ETES DESINFORMES, LA VERITE EST MASQUEE

ON VOUS MENT !

ILS VOUS FORMATENT

VOUS CONDITIONNENT

VOUS N'ETES PAS DANS UNE DEMOCRATIE LIBRE

AMUSEZ-VOUS, CONSOMMEZ, FAITES CE QU'ON VOUS DIT DE FAIRE
NE PENSEZ PAS
OBEISSEZ AUX DIKTATS DES PUISSANTS
VOS LIBERTES PRIVEES ET PUBLIQUES SERONT VIOLEES AVEC VOTRE CONSENTEMENT TACITE
( Qui ne dit mot acquiesce )
ALORS ! THEORIE DU COMPLOT OU PAS ?

AGISSEZ !


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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 00:21


VRAI OU FAUX ?
A VOUS DE JUGER EN VOTRE AME ET CONSCIENCE
QUI MANIPULE QUI ?
JE VOUS LAISSE MAITRE DE DECIDER






JE VOUS SOUHAITE UNE BONNE RENTREE A TOUS !
Je remercie sincèrement tous ceux et  toutes celles qui ont commenté mes textes pendant mon absence
Ce blog n'existerait pas sans vous
MERCI !
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 01:58

Le déversoir des liqueurs aphrodisiaques
A scellé l'infini turbulent dans les plaines arides
Le ciel, au lever, a empli les terres d'Ithaque
Le bleu des cieux brille dans les espaces vides

Le chemin de pénitence fut long et pénible
L'âme en peine dans les bouges lugubres
Eclaira les mondes ensommeillés terribles
Lorsque le corps de sapience en devenir chut dans les augures

Nous marchions d'un pas allègre vers les contreforts
L'espérance en bandoulière dans les palais de marbre
La vie surgissait dans les obsolescences des corps
Et le quai de la déshérence affligeait les arbres

Nous naquîmes un jour de glas dans les éclats
Le port, havre de faim, arrima nos esprits inertes
Au loin dans les contrées pourpres de nymphéas
Le Rien côtoyait le Rien sur les côtes aux fées vertes

L'écume des nuits verdoyait dans les pages contournées
Et le cri insane des chouettes philosophiques hélait
Les mantes religieuses en partance dans les terres enciélées
Où le spectre de la fraternité arborescente exultait de moire satinée



Nous conquîmes les terres australes de la délivrance
Dans un capharnaüm dionysiaque en espérance
Déchirant les attaches millénaires aux goûts amers
Nous exultâmes aux abords des douces frontières

La verdoyance de pierre lançait des signaux
Et à l'approche des vagues salines délirantes
Nous devisions de paix perpétuelle très beau
Au coeur des marées argentines effervescentes

Le tertre des sommets incarnats virevolta dans l'au-delà
L'univers dans les interstices voltigea
La voie lactée de nos destins affamés chuta
Le soleil de glace dans les déserts ocres étincela

Nous étions les hérauts suburbains des destinées
Plongeant dans les villes en folie nos questions incertaines
Les tours de verre s'écroulaient dans l'été
Et le macadam apeuré saignait dans nos veines

Que vinssent les clercs analphabètes
Nous étions les fières gazelles littéromanes
Aboyant dans les incertitudes nos certitudes en fête
Rien ne put froisser nos pensées opiomanes

Les sciences du dizième millénaire
Etaient nos visions d'aujourd'hui
Dans nos pensées séculaires
Incarnant le doux infini.

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 03:55


Les tourbes infâmes des rites infra-humains
Galvanisent les peurs ancestrales
Dans les folies des terres sans pain
Aux cris des bêtes en liesse sépulcrale
Où les schizophrènes rationalisent dans l'incertain
Pendant que le Diable avale chimériquement le Graal

Sous les coups de feu d'un pourpre soleil
Les femmes de la peur chatoyante de nacre
Irisent les temps ravagés aux danses vermeilles
Jusqu'aux aurores fétides enchantées de diacres
Et la Sainte Liturgie chante aux sons des abeilles
La Grande Symphonie nuptiale du sacre

Dans les fourmillements de nos enfers quotidiens
Aristarque de Samos tourne autour des terres ensablées
Déchirant les espaces sidéraux Uraniens
D'un spasme hémophile incarnat enciélé
Alors le monde brille de mille folies aux accents saturniens
Pour le plaisir des fils des douleurs enténébrées

Le navire indolore de la pestilence nauséeuse
Chavire dans les océans brunâtres désincarnés
Les oiseaux crèvent l'enfer où Déméter la gueuse
Soulève Atlas au sommet d'un big bang ensaigné
Plus rien ne freine les tourbillons de Beltégeuse
Sur les sommets enneigés de la délivrance endiablée



Je me fonds dans les torpeurs des schizoïdies de feu
Et trépigne dans les maelströms de glace
A la recherche du temps en pâture haineux
O ! Bain de sénescence aux entournures de grâces
Dans les ajournements des Agartha de bleu
Où le héron cendré sourit à la lune aux mille faces

Le prêtre offre dans un chant marial
Les concupiscences des rites sacrés de miel
Dans les cathédrales cosmiques fractales
Et les Déesses aux seins de coulures éternelles
Entonnent dans les fanges l'infra contre-ut sacral
Aux verdoyantes pensées en suspens dans les espaces en éveil

Le rituel incrusté d'or et de velours sataniques
Enflamme l'univers enbleuté de chromes
Où l'Antéchrist saigne les oranges mirifiques
Expurgeant le suc jusques au coeur des hommes
Dans une guerre larmoyante titanique
Au creux des espaces courbes des infusions fantômes

Je lève un doigt rédempteur dans les hôpitaux obscurs
Où les fous halogènes transpirent l'émeraude
Dans les tréfonds psychiatriques de l'impur
Et les médecins au nom d'Evagre le Pontique en maraude
S'embourbent dans leurs catéchèses sinécures
Alors les tempêtes de luxures s'effondrent dans un délire d'odes

Le monde est monde dans un monde immonde !



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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 05:08


Les loges invincibles reflètent l'abstinence
La déraison éclate de mille parfums
Et l'ambroisie s'envole en partance
Dans les nectars juteux sans faim

Les guerres intestines bavardent au loin
Nous naviguons dans les contrées obscures
Pendant que la mer s'étale aux confins
Dans des myriades de colonnes-verdures

Nous étions les enfants de Babel
Rachetant le temps avec du sel
Crachotant nos désirs en soleil
Dans les marées des terres-merveilles

Le monde de pourpres raisins enfiévrés
Agitait nos âmes aux myrtilles enflammées
Jusque dans les contrées endiablées
Dieu pourvoyait à la croisade de nos destinées

Que vinssent les aurores aurifères
Nous étions les frères de l'éther
Parcourant les cieux de l'enfer
Dans un songe macabre de fer

Ravinés de boissons extatiques
Nos jours étaient nos lendemains
Et le grain de l'ivresse diabolique
Nos moments d'amertume sans fin

Tels des enfants des rosées délicates
Nous parfumions les matinées saumâtres
De nos galbes en délire d'agates
Pour les plaisirs enivrants de l'albâtre

Rien n'eût pu arrêter nos ébats
Si la terre ne s'était  mise à gronder
Dans les cavernes aux lourds gravats
Cognant le fer aux confins du Léthé

Aujourd'hui dans les marécages
Nous dormons à jamais dans nos cages
L'étain s'ébat dans les sarcophages
Et le soleil s'épuise dans le Tage

Nous avons vaincu le ciel
Dans un combat de fiel
L'épée argentée dans nos mains
Ensorcelées d'univers en grains

Le vin de la délivrance coule à flots dans nos gosiers
Le pavot exhume nos souvenirs
Dans une transe voluptueuse en délire
Les vignes du ciel brûlent ardemment notre été

Nous vaincrons le mal en disgrâce
Dans les palais arborescents de grâces
Nous exulterons dans les impasses
Notre bonheur enciélé d'interfaces.


BRUEGEL XVIème

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 04:10


Les foules solitaires des abandons sordides
Egrènent les temps psychédéliques
Dans une Anarchie en phase machiavélique
Où Bakounine exhorte les nuées morbides

Je suis le destin de ma propre destinée
Je vois le glas dans les demeures
Je trépigne dans les rosées
J'exulte de fols pleurs

Le monde vacille dans les vestales
L'univers rougit dans les dédales
Les Dieux roussissent dans des râles
Les Anges poudroient dans le mescal

Haschisch de mon désir en rut
Je fume des volutes opiacées
Dans l'autonomie de ma raison en culbute
Mon atmosphère enorgueillit la pourpre vallée

Les foules solitaires blêmissent au trépas
Les cancrelats dévorent les favelas
Les foules solitaires s'épuisent dans un fracas
Les foules solitaires accourent dans ce fatras

Solitudes des mers humaines
Fumées en creux de haines
Drogues filant la laine
Pierres pesant leurs peines

Je me noie dans les buées
J'exhorte dans les huées
Je cavale dans les montées
Je décline dans les sommets

Psychédélisme aux fièvres blêmes
Le monde s'étreint dans les baptêmes
Les coeurs en demeure blasphèment
Les gorges en délire s'apophtegment

Depuis des lustres les Poètes enivrés
Chantent la déraison dans les contrées
Criant à hue et à dia la volupté
Saignant leur être dans la mêlée

Viendra le temps de l'abstinence
L'absinthe violera la déshérence
La tequila cognera la désertance
Le mescal ajournera les morts en partance

Venez les enfants du destin mort-né
Venez voler au-dessus de la nuée
Le temps est mort dans les pavots
L'espace s'effondre au-delà du beau

Le Poète lève sa coupe solitaire
Et trinque avec le ciel délétère
Pour vos plaisirs en flux d'éther
Délivrant les âmes des folles guerres

LES FOULES SOLITAIRES TUENT LE POETE HORRIFIQUE
L'EMPORTENT AD PATRES DANS LES CHAMPS MORPHIQUES
IL MEURT DANS DES TOURMENTS CLANIQUES !

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 17:07



Le long des itinérances interdites
Le mage des aurores de la délivrance
Anime le coeur des anges-aphrodites
Dans les ténèbres aux rumeurs en partance

Casqués comme les Dieux de l'Olympe
Sommes-nous les héros des destinées obscures
Dans les entrelacs des sapiences aux nimbes
Entrelardés de folles idées matures ?

Nous levons des armées de non-violence
Dans les jardins féeriques aux délicates missions
Enjouées d'ivoire et d'errance
Pour le plaisir des phares en soumission

Les palais enivrés de fragrances vertueuses
S'élèvent dans les mondes parallèles
De la délivrance aurifère majestueuse
Où la belle Isis enseigne Cybèle

Je suis le démon des mondes incarnés
Puisant l'eau verdoyante instamment
Lustrant les colonnes du temple délivré
Dans les interstices aux griffons dolents

Les cris des oiseaux de feu de l'offertoire
Contrebalancent les vitraux de la déshérence
Dans une volée en repoussoir
Où Diane surmonte les vésanies en jactance



Nous vaguions sur les pourtours adamantins
Cherchant le vin de l'ivresse
Dans les plantes aux senteurs d'étain
L'esprit flottant dans les choeurs en liesse

La révolte en cathédrale cosmique
Ravinait les sillons de la paix
Au sein des espaces endémiques
Enivrant nos enseignements de grès

Vinrent les moments luxuriants
Lustrant les querelles idéelles
Pour le plaisir de nos délirants instants
Surnageant dans les temps irréels

Je sentais l'été au coeur de l'abstinence
Les fleurs dégageaient des relents d'ambroisie
La cité de papillotes en latence
Effleura les pourpres ruelles cramoisies

Nous serons les hérauts aux baies rougeoyantes
Dans les marécages des archanges incarnats
Crevant l'infini big bang en attente
Dans les villes-lumières de l'au-delà

Scintillent nos miroirs d'argent
Déchaînant les sublimes beautés
Des femmes aux coeurs abstinents
Dans les couloirs du temps décanté

LA PAIX BLEUTEE REGNE AU SEIN DE L'OBSCURITE ARBORESCENTE
POUR NOTRE BONHEUR INCANDESCENT




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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 01:26


" Comment se fait-il que rien ne soit plus obscur que la lumière, quand il n'y a pourtant rien de plus clair, puisqu'elle élucide et fait connaître toutes choses ? "

                                                                                          Marsile FICIN.



Dans les brûlures des espaces intersidéraux
L'Archange au diadème émeraude
Perdu dans les terres en morceaux
Violente le ciel dans une folie qui taraude !
Le Prince des Nuées aux âges vert-de-gris
Dans les soubassements de l'ivresse en révolte
Lève son armée de combattants aguerris
Contre l'emprise des cieux désinvoltes

Le feu brûle dans les torchis de la faim
Lucifer d'un coup d'airain
Soulève le monde dans son étau
Combattant des lunes en cristaux
Rien n'arrêtera son destin de pierre
Où les flammes brûlent d'ardents désirs de guerres

Les temples des solitudes macabres
S'éveillent dans les cortèges affamés
Des légions rouge sang des sombres sabres
Qui fusionnent dans l'esprit incarné
Où Lucifer perce les pourpres sabbats
Des sorcières en liqueurs affolées !

Viens ! Quid sit lumen ! Dans le vortex
Des messes noires de métal jaunies de sexes
Transperçant les mondes de l'invisible
Pour la transformation millénaire du monde
Le Grand Satan éclate le visible
D'un mouvement enjôleur qui sonde
Les coeurs en délire des hommes sensibles
Dans un songe atterré de crins immondes


Lucifer plongeant dans les corps de métal
Ouvre sa révolte contre un Dieu vésane
Assis sur son trône de haines en pétales
Où les anges déchus des incantations ahanent
Dans le tourbillon insane des cris pâles
Des hommes soumis aux cors de crânes
Aux hirsutes sapiences de cristal
L'enfer règne sous le poids des lianes

La fusion de feu en crise de tabès
A désigné Pluton, Perséphone, Hadès
Au sein des légions lucifériennes
Pour le plaisir des prêtresses aériennes
Des succubes aux lustres sans âge
Des incubes aux sexes anthropophages

Lucifer le porteur de lumière
Règnera dans l'apocalypse meurtrière
Jusqu'à la fin d'un monde en déliquescence
Attaché dans les larmes de feu en faïence
L'Antéchrist violentera les mondes en tourments
Dans les lagunes des poètes enivrants

L'homme galvanisé par l'éclair ensorcelé
Pleure dans ses cités concentrationnaires
Le monde perdu des paradis ajourés !
Lucifer jubile dans les hautes sphères
Il a gagné contre Dieu son rachat monnayé
Au prix des silences des moines en prière
La vérité éclatera dans les nuées
Et le feu de vie brûlera dans les cimetières

Viens ! O ! Grand Lucifer !
Viens ! Lève tes armées déchues
Dans le grand sortilège d'un monde de fer
Aux mille couleurs des victoires des vaincus !


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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 23:29



"L'action spontanée du peuple lui-même peut seule créer la liberté."

BAKOUNINE.


Les ziggourats du désavenir plombent le ciel
De coulures en noirceur bigarrée dans les villes
En bascule qui transpirent la haine et le fiel
Et le venin du désir argenté éclate nos coeurs infantiles

Au loin, l'horizon de l'aveu saigne nos trépas
Au coin de l'illogique action intempestive
Pour le plaisir des prélats de la diaspora
Chantant dans les temples aux eaux vives

Nous étions les amoureux des collines enflammées
Parcourant les dunes ensablées de dives bouteilles
Nos bouches en stupeur de miel incarnat s'attardaient
Dans nos palais de cristal aux encens en éveil

Le crachin des peines écarlates s'engonçait
Au creux de nos yeux vermeils d'insoumis
Et nos corps graciles flottaient dans l'été
Pour une journée de sabbat en clarté d'infini

Nos haleines aux peintures de sauges enfiévrées
S'accouplaient dans un élan d'ivresse
Mêlant le stupre et la luxure satinés
Dans les pyramides de nos coeurs en messe

Le Démon de Socrate en foulures enciélées
Indiquait la voie lactée pour nos ébats
Infernaux dans les rivières d'ocre becquée
Mordorées de fêlures aux goûts sauvages d'au-delà

Dans les encoignures de la bêtise infra-humaine
Dieu présidait à nos destinées de larmes en jachères
Là où flottent les amants de la peine
Le moment devenait extatique dans nos chairs

Rien ne pourra rompre les liens ancestraux
Galvanisant nos âmes embouchées
Dans les figures opalines des archanges bestiaux
Le vin en délire coulera dans nos veines assiégées

Les mots ne sont plus des maux
Les règles de la cité ne sont plus nos règles
Les replis de métal de nos guerres en fardeau
Ne pourront concasser nos tristes journées d'aigles

Le futur sera notre présent
Le présent notre passé
Le passé nos instants
Nos instants notre perpétuité

Je rêve dans les cathédrales de verre
Aux instants illuminés de fièvres
Que nous réservent nos bouches amères
Dans l'infini incarnat où volent nos glaives

Nous sommes les haruspices de la délivrance
Sous les auspices de la délinquance
Crachant notre bonheur insurgé
Dans vos palais de marbre ajournés




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Philippe Goron

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  • : Mouvement de néantisation a-mystique, et destructuré de l'écriture a-contemporaine, se situant hors de l'espace et du temps en un point nodal de l'âme mécanisée. Apocalypse de la forme, du fond et de l'êtreté. Non une nihilisation, ni un nihilisme post-moderne in situ, mais un nouveau mouvement littéraire trans-personnel , trans-genre, trans-génique, humanoïde chrétien : le NEANTISME, ultime étape du dernier homme avant son effondrement biologique, et sa transformation bio-technologique totale.
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